Mozilla envisage de supporter le codec H.264

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Comme pour confirmer les faibles résultats du codec WebM propulsé par Google et le succès écrasant du H.264, dont je parlais ici, Mozilla envisagerait donc de supporter prochainement le H.264 sur les machines dont l’OS le supporte déjà nativement. Son projet d’OS mobile, Boot2Gecko serait le premier à en bénéficier mais pourrait être rapidement suivi par le navigateur Firefox, qui privilégiait jusque là WebM.

On peut donc lire sur Electronista la prise de conscience évidente d’Andreas Gal, directeur des recherches chez Mozilla:

Gal, however, said that Google had undermined WebM by backtracking on its intention to pull H.264 from Chrome to steer support for WebM, the codec which it owned. Trying to make a stand on ideology wouldn’t work given how popular H.264 was and how little Google played a part. “Google pledged many things they didn’t follow through with and our users and our project are paying the price,” he added. “H.264 wont go away. Holding out just a little longer buys us exactly nothing.”

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Il était temps…

Mon nouveau fond d’écran

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Il y a 9 mois, j’avais mis un nouveau fond d’écran, auquel j’étais resté fidèle jusqu’à aujourd’hui… Et j’ai découvert tout à l’heure que son créateur, Hector Simpson, avait depuis sorti une nouvelle collection de wallpapers exactement dans le même esprit, sobre, minimaliste et toujours déclinée en 3 versions: bois, sombre et claire. Intitulée Desktop Collection II, elle contient, comme son ainée, 5 résolutions différentes pour chacune des versions: 15”, 24” et 27”, ainsi qu’iPhone 4/4S et iPad.

Pour ma part, c’est encore une fois la version claire qui l’emporte et je l’ai immédiatement adoptée sur mon Mac. Mais la sombre a également beaucoup de style et va certainement se retrouver sur mon iPad.

Samsung et la publicité du Galaxy Note

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[Disclaimer]: Cet article est garanti “with troll inside”, j’en ai conscience, pas la peine de perdre trop de temps sur le sujet dans les commentaires. Merci.

Dans la nuit du 5 au 6 février dernier, pendant le Superbowl1, Samsung a diffusé une publicité pour le Galaxy Note. Tout comme la précédente pour le Galaxy S II, elle se moque ouvertement des clients Apple qui font la queue devant un Apple Store pour être parmi les premiers à obtenir leur Précieux.

Donc Samsung, pour vendre ses smartphones, ne critique pas le produit concurrent mais ses potentiels futurs clients. Surprenant, mais admettons… L’inconvénient, c’est que selon moi, tout ce qu’exprime cette pub, c’est juste: “Alors moi, mon smartphone ne se vend pas aussi bien, personne ne veut faire la queue pour l’avoir… Du coup, je suis obligé d’aller racoler devant les boutiques de mon principal concurrent”.

Mais encore plus drole. Regardez attentivement la précédente publicité Samsung pour le Galaxy S II, diffusée en novembre 2011:

Il n’y a pas quelque chose qui vous choque? Mais si, regardez les 2 vidéos ci-dessus à nouveau… ’tain, ce sont les mêmes acteurs qui font la queue dans les 2 pubs! Chez Samsung, ils mettent des millions pour diffuser leur pub pendant le Superbowl, mais ils ne sont pas capables de refaire le casting. Donc le message véhiculé par cette deuxième pub, c’est: “Il y a 3 mois, vous aviez trouvé le Galaxy S II super-cooool, mais après avoir étudié le truc plus attentivement, vous vous êtes rendu compte que ça ne valait pas un iPhone. Vous refaites donc la queue devant les Apple Store. Pas de soucis, cette fois, on a le Galaxy Note… Il est ENAAAUUURME et il a un stylo2.”

Donc si j’ai bien tout compris, quand les mecs auront fini de danser dans la rue, ils retourneront prendre leur place dans la file pour acheter un iPhone. Bien joué, Samsung.


  1. 90 secondes de pub, à 3M$ les 30sec, ouch!!! ↩
  2. Oui, chez Samsung, on ne dit plus “stylet” (stylus), c’est trop late ’90s, on dit “stylo” (pen). C’est pareil, mais pas pareil. ↩

Rechercher différemment avec DuckDuckGo

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Légèrement agacé par les nouvelles règles de confidentialité unifiées de Google ainsi que par leur Search, plus Your World1, j’ai commencé à utiliser DuckDuckGo depuis quelques jours en lieu et place de Google Search2.

Certes pas encore tout à fait aussi pertinent et rapide que le leader, DuckDuckGo n’en demeurre pas moins efficace et présente de sérieux avantages, parmis lesquels je citerais:

  • Les !Bang search, qui permettent d’utiliser le moteur de recherche d’un site bien précis, depuis DDG. Par exemple, pour chercher le hashtag #whyihatefacebook (hé hé) sur Twitter, je tape !tw #whyihatefacebook sur DDG et boom!
  • Les Zero-click boxes, qui affichent les infos les plus pertinentes sur le terme recherché dans une box sous le champs de recherche, évitant parfois d’avoir à aller chercher plus loin (d’où le Zero-click). Par exemple, si tu cherches france, tu obtiens ça:
  • Les règles de confidentialité particulièrement claires:

    DuckDuckGo does not collect or share personal information. That is our privacy policy in a nutshell.

  • La possibilité de personnaliser le moteur de recherche, autant dans le rendu que dans certains aspects de confidentialité, d’UI, etc…
  • La pub réduite et peu intrusive dans les résultats (cf. capture ci-dessus)
  • La navigation au clavier via des raccourcis très pratiques: k ou j pour monter ou descendre, / pour retourner au champs de recherche, v pour ouvrir le résultat sélectionné dans un nouvel onglet, etc…

Malgré tout ça, le plus compliqué pour moi dans ce passage de Google Search à DDG, c’était l’habitude. L’habitude d’utiliser la barre de recherche de mon navigateur (Safari), dont le moteur par défaut était Google. Le moyen le plus simple de corriger ce problème est donc d’utiliser l’extension Omnibar pour Safari et de configurer DDG comme moteur de recherche par défaut3. La procédure est très simple et bien détaillée ici. Désormais, lorsque je saisi une recherche dans ma barre d’adresse, c’est CanardCanardVasY qui répond.

Du coup, le combo !Bang search de DDG + Omnibar Safari est définitivement une killer feature. Quelques exemples: une recherche amazon.fr? Je tape !amfr ipad dans l’Omnibar. Une recherche wikipedia.fr? !wfr paris. Un doute sur la définition d’un mot? !wiktfr mot. Une recherche dans le Codex WordPress? !wp time. Une conversion sur WolframAlpha? !wa 2 liters in gallons. Et c’est pratiquement sans fin, la liste des !Bang search étant déjà presque exhaustive, mais il est possible de demander à DDG d’en ajouter ici.

J’insiste un peu, mais ces !Bang search, c’est typiquement le genre de truc que Google ne peut pas faire, parce que ça va à l’encontre de son business: les résultats doivent s’afficher sur le site de Google pour imposer les pubs qui vont avec (et satisfaire ainsi les annonceurs — ceux qui payent — au lieu des utilisateurs).

Je ne sais pas si d’ici quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, Google Search ne va pas me manquer et peut-être délaisserai-je DDG. Mais en attendant, ça fait beaucoup de bien de voir que des moteurs de recherches alternatifs innovent, proposent des fonctionnalités et des outils différents et respectent avant toute autre chose la vie privée de leurs utilisateurs. Rien que pour ça, j’ai vraiment envie de donner toutes ses chances à DuckDuckGo (et apparemment, je ne suis pas le seul).


  1. Si toi aussi, Search, plus Your World t’agace, il existe une belle extension Focus on the User for Safari pour corriger ce problème (voir la vidéo explicative qui est très claire). ↩
  2. Je tiens juste à préciser que je n’en suis pas encore à me débarasser totalement de tous les services Google (gmail, reader, analytics…) que j’utilise, mais j’y réfléchis sérieusement et envisage déjà quelques alternatives sur lesquelles je reviendrai dans de prochains articles. ↩
  3. Sans Omnibar, avouons-le, c’est assez galère d’ajouter un moteur de recherche. Il faut soit faire des modifs hasardeuses dans le binaire de Safari, soit passer par des extensions assez intrusives selon moi. ↩

Blog statique + Markdown + Dropbox = scriptogr.am

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Si je devais débuter un blog aujourd’hui1, il est clair que mes tendances minimalistes obsessionnelles me pousserait à faire un blog statique plutôt que d’utiliser le moteur WordPress — certes puissant et complet mais que je n’exploite qu’à 10% de ses capacités. Et c’est très certainement vers scriptogr.am que je me tournerais pour générer ce blog statique le plus simplement possible.

En effet, le principe de scriptogr.am est tout bête: il convertit des fichiers textes formatés en Markdown2 et stockés dans votre Dropbox en un blog statique (pas de PHP, pas de base de données, uniquement des pages HTML) et de fait, minimaliste. En gros, tu peux écrire ton article avec n’importe quel éditeur de texte (un Notepad sur Windows ou un TextEdit sur Mac OS X suffit) en respectant une syntaxe Markdown, puis tu sauvegardes ton fichier dans un répertoire bien précis sous Dropbox. Ensuite, un simple clic sur le bouton Synchronize depuis la page d’admin du blog et c’est publié.

L’outil est encore en beta, mais ça progresse vite. Scriptogr.am dispose, par exemple, depuis quelques jours d’un éditeur de texte en ligne. Par ailleurs, quelques thèmes (tous minimalistes, yeah!) sont disponibles et restent personnalisables à volonté, car l’édition du template HTML et des feuilles de styles est tout à fait possible directement depuis la page d’administration.

Et pour bien débuter, un premier article est intégré par défaut à tout nouveau blog (également disponible sur le blog de scriptogr.am) et contient l’essentiel de ce qu’il faut savoir. Il n’y a donc plus d’excuses pour ne pas commencer son propre blog…


  1. Parce que là, j’avoue que l’idée de devoir convertir et vérifier des centaines d’articles juste pour revenir à un modèle statique, ça me refroidit légèrement (Je vais tout de même me mettre en quête d’un script qui ferait ça tout seul). ↩
  2. Si tu n’as aucune idée de ce qu’est le Markdown, il est peut-être temps d’arrêter de perdre du temps sur Facebook et de t’y coller sérieusement. Et le meilleur endroit pour commencer c’est sur la page dédiée à ce langage de balisage léger sur le site de son créateur John Gruber (avec Aaron Swartz). ↩

Phone size comparison made easy!

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Pratique, cet outil Phone Size (via: DF) qui permet de comparer en ligne les tailles des principaux smartphones du marché, à l’échelle 1. Du coup, je me suis un peu amusé et j’ai fait quelques comparaisons (que vous pouvez allez vérifier vous-même en suivant les différents liens).

Par exemple, la taille d’un iPhone comparé à un Galaxy S II (2 versions) et un Galaxy Note. J’ai vraiment du mal à comprendre cette tendance à aller toujours plus loin dans la taille des écrans chez Samsung. Personnellement, je veux que mon smartphone se glisse de la façon la plus discrète possible dans ma poche de pantalon et l’iPhone est tout simplement parfait de ce point de vue. Le Galaxy Note, à l’inverse, est une aberration.

Puis comme je suis taquin, je me suis amusé à comparer les différentes tailles de mobiles Samsung sous Android. La liste n’est pas exhaustive, je n’ai gardé qu’un modèle de chaque taille, sinon ça ne tient même plus sur une seule ligne. Et c’est effrayant: 2.6”, 3”, 3.14”, 3.2”, 3.5”, 3.7”, 4”, 4.3”, 4.5”, 4.52”, 4.65” et 5.3”. Le même modèle (Galaxy S II) existe dans quatre tailles différentes, WTF?!  Et, heureusement que le site se contente de comparer les smartphones et pas les tablettes parce que ça continuait comme ça joyeusement avec la Galaxy Tab: 7.0”, 7.7”, 8.9” et 10.1”.

A l’inverse, pour les 3 modèles d’iPhone actuellement commercialisés par Apple, une seule taille d’écran, la bonne: 3.5” et la meilleure résolution, dite Retina Display: 330ppi (sur les iPhone 4 et 4S).

Les chemins de nos tweets dans les grandes villes du monde

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Vous vous souvenez d’Eric Fischer, déjà responsable du magnifique projet See something or say something, où il cartographiait les plus grandes villes du monde à l’aide des informations de géolocalisation d’images Flickr et de tweets? Et bien, il remet le couvert avec le projet Paths through cities, dans lequel cette fois, il trace les principaux chemins de grandes villes à partir de 10000 tweets géolocalisés.

Evidemment, ça ne sert pas à grand chose, mais je trouve ça beau et accessoirement ça donne un aperçu ludique des flux et des artères principales de ces villes. Comme par exemple ci-dessous, avec Broadway comme colonne vertébrale de Manhattan, l’axe Concorde - La Défense pour Paris ou encore le pont au dessus de la baie de San Fransisco.

Pour les nombreuses autres villes, c’est ici.

Enfin Libre!

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En juin 2008, lorsque l’iPhone 3G est sorti, je n’ai pas pu résister et me suis résolu à filer de l’argent chaque mois à Orange, à mon grand désespoir, pour pouvoir utiliser ce nouvel objet d’une manière décente1.

Je ne veux pas donner l’impression d’en faire des tonnes, mais c’était vraiment à contre-coeur, contraint et forcé de reprendre un abonnement avec une société que j’avais pourtant été ravi de quitter en résiliant ma ligne fixe auprès de France Telecom au profit de mon abonnement dégroupé ADSL. A contre-coeur donc, surtout pour la somme que cela représentait chaque mois (environ 53€) pour une durée d’appel plutôt réduite (2h), une connexion Internet certes illimitée, mais limitée quand même tant dans le débit que dans les fonctionnalités proposées (VoIP, partage de connexion, etc…). Pire, lorsqu’une fonctionnalité n’était pas purement et simplement interdite, Orange me taxait un supplément sur mon abonnement pour pouvoir l’utiliser.

J’avais donc décidé de prendre le forfait le plus accessible mais incluant les options indispensables pour l’utilisation la plus confortable possible de mon iPhone. Sauf que la fameuse “subvention opérateur” sur l’acquisition de l’iPhone obligeait à s’engager sur 1 ou 2 ans (c’est un crédit caché, sauf qu’on ne peut pas en déterminer précisément le taux, puisqu’il n’a pas de fin: il ne s’arrête qu’en résiliant son abonnement et pas avec la fin de la période d’engagement). Orange et ses confrères ont d’ailleurs toujours poussé (et encore aujourd’hui) à s’engager sur 2 ans par défaut.

Flairant l’arnaque et peu enclin à filer trop d’argent à ceux que je considérais déjà comme des voleurs, j’optais pour un forfait plus cher de 4€ par mois pour ne me lier à cet opérateur que sur un an. Ce qui se révèlerait être un choix judicieux l’année suivante à la sortie de l’iPhone 3GS: j’étais alors libre de tout engagement à quelques jours près et après avoir très bien revendu2 mon modèle 3G, je mettais la pression à Orange pour obtenir les mêmes avantages qu’un nouvel abonné et accepter de rester chez eux au lieu de fuir chez SFR3.

Pour la petite anecdote, Orange, voyant arriver mon échéance d’engagement et la sortie simultanée du 3GS, m’avait alors crédité de plusieurs milliers de points d’un seul coup sans que je ne demande rien4. Lorsque quelques jours après la sortie de l’iPhone 3GS, je me suis rendu dans une boutique Orange pour négocier, le vendeur a consulté mon compte et s’est grandement étonné de mon nombre de points: “Vous connaissez quelqu’un chez Orange? Parce que vu le petit (gloups!) forfait que vous avez, engagé sur 1 an seulement et le peu de consommation que vous en faites, vous ne devriez pas avoir autant de points, Orange perd de l’argent avec vous, la subvention de votre téléphone nous coûte plus cher que ce que vous nous rapportez.” Je repartais néanmoins avec mon nouvel iPhone subventionné et un ré-engagement sur un an, en m’étant retenu d’exploser de rire (et accessoirement de lui exploser les deux genoux pour se foutre aussi ouvertement de ma gueule). Ce type sous-entendait qu’Orange me vendait à perte alors qu’ils se gavaient déjà grassement sur mon dos.

L’année suivante, à nouveau libre pile poil pour la sortie de l’iPhone 4, je revendais toujours aussi bien mon 3GS et Orange ayant traîné à me créditer de mes points miraculeux nécessaires à l’acquisition au même titre qu’un nouvel abonné de mon Précieux, je filais directement chez SFR (la portabilité du numéro étant désormais parfaitement orchestrée). Las, de concurrence il n’y avait point et c’est sur un forfait sensiblement identique que je me suis alors arrêté: une poignée d’euros en moins par mois à condition de réduire encore ma durée d’appel (à 1h).

J’ai bien souvent dépassé mon forfait, parfois sur les appels, mais bien plus fréquemment à cause de mon utilisation du mode modem (aka partage de connexion), très chèrement facturée puisque par tranche: de 5€ (pour 50Mo/mois) à 40€ (pour 1Go/mois max). SFR me facturait donc en suplément une connexion Internet dont j’aurais déjà dû disposer grâce à mon forfait de base, soit disant illimité et au coût non-négligeable.

Puis en mai 2011, j’ai acheté un iPad2. Celui-ci existe en 2 versions majeures (au delà des capacités de stockage): une version uniquement wifi et une autre wifi+3G. Bien évidemment, cette deuxième version nécessitant un nouvel abonnement chez un opérateur escroc, j’optais alors pour la version wifi only, persuadé que le nouveau trublion sur le marché de la téléphonie dont on parlait depuis quelques mois maintenant et qui ne tarderait plus à arriver me donnerait prochainement raison. En effet, puisque j’ai toujours mon iPhone sur moi et qu’il est equipé de 3G et qu’il sait faire du partage de connexion, pourquoi ne pas m’en servir pour mon iPad les quelques fois où je souhaite l’utiliser en mobilité? Sauf que ni SFR mon opérateur du moment, ni ses concurrents confrères ne me permettait de le faire sans que ça me coûte un bras chaque mois en plus de mon forfait.

Ceux qui ont suivi jusque là et qui ont fait le calcul, savent donc que j’étais désengagé de SFR en juillet 2011, soit quelques mois avant la sorti du nouvel iPhone, le 4S. J’aurais donc pu renouveler mon opération habituelle pour obtenir ce petit bijou de technologie moyennant un engagement d’un an chez l’un ou l’autre de nos charmants opérateurs. Mais cette fois ci, j’ai décidé d’attendre… Quelques mois plus tard allait entrer un nouvel acteur qui allait juste faire voler en éclat le business de la téléphonie mobile et répondre à toutes mes attentes depuis plus de 4 ans.

Introducing Free Mobile

Le 10 janvier 2012, après avoir lutté des années contre un fort lobbying auprès de l’état des 3 acteurs principaux (Orange, SFR et Bouygues) afin d’obtenir une licence 3G, Xavier Niel annonce l’ouverture de Free Mobile et frappe très fort avec 2 forfaits qui n’ont rien à voir avec ce que proposent ses concurrents, même avec leurs marques low-cost apparues entre-temps en prévision de l’arrivée de Free Mobile.

En effet, Orange, SFR et Bouygues, toujours prompts à accorder leurs violons ont donc créé respectivement Sosh, Red et B&You, sortes de sous-marques de leurs marques (pourtant déjà pas bien glorieuses, c’est dire!). Étrangement, on y retrouvait à peu de choses près la même chose mais pour moins cher. Là, déjà, j’ai du mal à comprendre le principe: comment une même société peut vendre 2 fois le même produit à des prix différents? Quel est le message transmis à ses clients? “Vous êtes pauvres, y’a un forfait pour vous. Vous êtes riches, y’a un forfait pour vous aussi, c’est le même mais plus cher (parce que vous êtes riches).”

Mais chose encore plus surprenante, ces mêmes opérateurs, qui n’ont pas bougé leur prix pendant des années et ont margé comme des porcs sur le dos de leurs clients, ont dès le lendemain de l’annonce de Free Mobile effectué des coupes Importantes sur le montant de leur forfait, allant même parfois jusqu’à aligner leurs marques low-cost avec Free Mobile.

Pourquoi? Je veux dire, pourquoi changer ses prix à ce moment là? C’est se foutre ouvertement de la gueule de ses clients. Il fallait le faire dès décembre 2009 lorsque Free a obtenu la 4ème licence 3G, ou ne pas le faire du tout et assumer jusqu’au bout. Mais là, c’est juste complètement dingue. Ces mêmes opérateurs, qui déclaraient fin 2010 - début 2011, ne pas pouvoir supporter la hausse de TVA annoncée et devoir la répercuter sur les abonnements de leurs clients5.

Alors aujourd’hui, quand je lis ici ou là que certains de leurs clients vont rester chez eux “parce qu’ils se sont alignés sur les prix de Free Mobile”, ça me file vraiment envie de chialer (et puis après je me reprends et je me dis que ce sont juste des gros cons et qu’ils n’ont que ce qu’ils méritent… huhu).

En attendant, moi, je suis enfin Libre. Free Mobile me permet de réduire jusqu’à 5,6 fois ma facture mensuelle. Je paye désormais pour quelque chose de clair, sans coûts cachés, sans engagement, avec toutes les fonctions dont j’ai besoin et sans aucune limitation6. Toutes ces réelles économies me permettront d’acheter moi même mon mobile comme je l’entends, sans avoir l’impression de me faire entuber via un crédit caché dans mon abonnement.

Free n’a pas tueR les autres opérateurs mobiles, mais il a très certainement mis fin à des pratiques “dégueulasses” pour le bien de nous tous, utilisateurs qui avons longtemps été oubliés: l’engagement et le ré-engagement abusif, le système de points de fidélité complètement tordu, les bridages de fonctionnalité, le partage de connexion facturé en supplément, les appels “hors-forfait”, les coûts de SMS exagérément élevés, etc…

Alors quand un ami, un parent, un collègue ou un inconnu me demande s’il faut ou pas rejoindre Free Mobile, j’avoue, je m’emporte un peu lorsque je lui hurle: “Mais putain oui, bordel!!! T’as vraiment envie de filer un centime de plus à ces enfoirés d’Orange, SFR et Bouygues Telecom qui se sont gavés sur ton dos pendant des années? Mais merde, ouvre les yeux et même s’ils s’alignent, dis leur d’aller se faire foutre à moins de te rembourser de manière rétroactive pour les 10–15 ans écoulés”.

Je pourrais continuer de râler sur des pages et des pages tant les pratiques de 3 opérateurs me débectent. On voit d’ailleurs sur la toile un peu partout de nombreux exemples de ce dont ils sont capables pour éviter la fuite légitime de leurs abonnées. Mensonges, intimidations et non-respect des lois concernant les ré-engagements de leurs propres clients. Ces méthodes ont un nom en anglais, on appelle ça un FUD, pour Fear, Uncertainty and Doubt (Peur, Incertitude et Doute en français) et ça en dit long sur les entreprises qui le pratique. A vous de voir… en attendant, je pense qu’on a pas fini de rigoler en les regardant s’acharner à essayer de sauver les meubles.


  1. Avant cette date, je n’ai jamais eu à payer un quelconque forfait téléphonique pour mes portables, ayant toujours été équipé d’un mobile professionnel (aujourd’hui encore d’ailleurs). Mon iPhone, c’est personnel et je voulais avoir le choix que de nombreuses sociétés (favorisant BlackBerry) n’ont fait que bien plus tard.  ↩
  2. Pratiquement pour son prix d’achat neuf subventionné.  ↩
  3. SFR, qui avait entre temps, comme Bouygues, obtenu le droit de proposer le téléphone d’Apple.  ↩
  4. Vous savez ces points que vous gagnez un peu chaque mois qui s’écoule, et encore plus si vous téléphonez “hors-forfait”, ce que j’étais bien loin de faire.  ↩
  5. Idée heureusement rapidement abandonnée par Orange, SFR et Bouygues vu la fuite d’abonnés que cela n’a pas manqué de déclencher. Effectivement, nos 3 opérateurs préférés n’avaient pas pensé que cette augmentation de forfait libérait de ce fait leurs clients de tout engagement (ouch!).  ↩
  6. Ok, avec un Fair use de 3Go par mois sur les datas, mais c’est déjà très très beaucoup. ;)  ↩