Sans Flash (ou presque)

Dans mon article sur Lion et également dans les commentaires lors d’échanges avec Greg, j’évoquais ne plus utiliser Google Chrome que pour les sites nécessitant Flash et être passé Flash-free sur Safari à plein temps. Dans le long article ci-dessous, j’essaye d’expliquer la façon dont je fonctionne plus précisément.

Avant de commencer, un peu d’histoire

Après avoir encensé Google Chrome dans de nombreux articles, il est arrivé ceci (et là, c’est le drame…). Quelques jours plus tard, je décidais de basculer sous Safari et comme ma grand-mère disait “Parti pour nettoyer, autant faire briller”, j’ai poussé le vice dans le sens opposé de Google: en supprimant autant que possible toute utilisation de Flash dans ma navigation de tous les jours (et vu que ça ne me pose pas plus de problème que ça sur mon iPhone comme sur mon iPad, ça ne pouvait pas être si dramatique qu’on veut bien nous le faire croire).

Principe d’une vie sans Flash

L’idée est assez simple: il suffit de supprimer le plugin Flash de son système. Ensuite, toute la navigation se faisant au sein de Safari est garantie sans Flash. Par contre, pour pouvoir continuer à consulter les vidéos de YouTube, de Vimeo et même de Facebook malgré l’absence de Flash, l’extension pour Safari Youtube5 se révèle indispensable. Elle remplacera automatiquement la version Flash des vidéos par son équivalent en HTML5 si elle existe. Petite cerise sur le gâteau, un player entièrement HTML5 et beaucoup plus sexy remplacera le player natif des sites en question (N’y a t’il que moi qui trouve le player YouTube horrible?).

Bien évidemment, cette méthode assez radicale peut poser quelques problèmes, puisque certaines vidéos non-encodées en H.264 ne seront pas visualisables, de même que de nombreux sites réalisés tout ou partie en Flash (oui, il y en a encore… Les sites en Flash, c’est un peu le IE6 des temps modernes, on n’arrive jamais à s’en débarrasser totalement). Quoi qu’il en soit, ce n’est pas bien grave puisqu’il suffit dans ces cas-là d’ouvrir Google Chrome qui possède, lui, un plugin Flash totalement intégré et ne fait donc pas appel à celui du système que nous avons supprimé. Il pourra donc consulter tous les sites nécessitant obligatoirement Flash sans aucun problème. Mais afin de simplifier les choses, il faudra pouvoir faire appel directement à Chrome par un raccourci clavier qui ouvrira directement la page sur laquelle on se trouve actuellement sous Safari.

How to

Alors, là, je n’ai rien inventé, j’ai juste suivi les différents conseils exposés de ci de là par ceux ayant également fait ce choix. Le premier étant John Gruber qui explique en détail sur Daring Fireball la marche à suivre. Je synthétise ci-dessous:

  1. Supprimer le plugin Flash du système: cela revient à virer les fichiers Flash Player.plugin, flashplayer.xpt, et NP-PPC-Dir-Shockwave du répertoire /Library/Internet Plug-Ins. Comme suggéré, les déplacer dans un nouveau répertoire appelé /Library/Internet Plug-Ins (Disabled) par exemple, suffit largement.
  2. Se délogger et se relogger: Voila, votre système est Flash-free.
  3. Installer l’extension Youtube5 sous Safari.
  4. Installer Google Chrome (si ce n’était pas déjà fait).
  5. Pour ouvrir dans Google Chrome d’un simple raccourci clavier (⌘G, par exemple) la page actuellement ouverte sous Safari, il suffira d’installer FastScripts, d’y ajouter ce script (dans /Users/VotreNom/Library/Scripts) et enfin d’assigner le raccourci clavier de votre choix dans l’onglet Script Shortcuts des Preferences de FastScripts.


Quelques moins, mais beaucoup de plus

Dans la liste des moins:

  • De nombreux sites sont encore totalement ou en partie en Flash, ce qui nécessite de basculer sous Chrome pour les visualiser (bon, ceci dit, avec la manip expliquée ci-dessus, cela ne prend qu’une demi-seconde d’ouvrir la page… Merci à Google Chrome qui est toujours très rapide au lancement - à la différence d’un Firefox - ainsi qu’à mon récent passage sur SSD).
  • Comme nous avons supprimé le plugin Flash au niveau du système, il n’y a pas que le navigateur qui est impacté, mais toutes les applications, comme par exemple Reeder que j’utilise pour lire mes flux RSS. Mais là encore, il suffit de demander à ouvrir l’article directement dans Safari (puis dans Chrome si nécessaire).

Ce sont les 2 seuls points négatifs que j’arrive à trouver et après de nombreux mois d’utilisation, je m’aperçois que la plupart des vidéos que je ne peux pas jouer autrement qu’en Flash, ce sont des vidéos issues de Facebook, genre lolcats ou de sites dont le seul intérêt est de faire des page-views…

Plus surprenant encore et nous en plaisantions dans des échanges d’emails avec une des personnes qui commentent régulièrement sur ce blog (il se reconnaitra), qui sous-entendait que les sites pornos n’étaient plus non plus accessibles. Mais même eux ont compris l’intérêt de proposer une alternative à Flash du fait de l’audience potentielle des iDevices (plus de 200 millions d’appareils, tout de même), et sont donc pour la plupart parfaitement fonctionnels sans Flash (oui, oui, j’ai vérifié, professionnalisme oblige).

Dans la liste des plus:

  • Un gain en fonctionnement sur batterie de mon MBP d’au moins 30%. Ce qui n’est pas négligeable, car c’est vraiment ce qui pêche le plus aujourd’hui sur ma vieille machine de fin 2008.
  • Terminé les ventilos qui se mettent à tourner à fond à la moindre vidéo.
  • Consommation CPU et mémoire réduite également après des heures de surf et parfois des dizaines d’onglets ouverts simultanément.
  • Plus aucune pub en Flash non plus, pendant ma navigation.

Aujourd’hui et après 7 mois de mise en pratique, je suis totalement satisfait de ce mode de fonctionnement et je n’envisage pas une seule seconde de réinstaller le plugin Flash. J’ai appris à m’en passer et mon expérience de tous les jours me confirme que j’ai fait le bon choix. Par ailleurs, j’aime de plus en plus utiliser Safari et la petite mise à jour apportée avec Lion n’a fait que me conforter dans ce ce sens.

L’extension Facebook Disconnect empêche Facebook d’espionner vos faits et gestes sur la toile

Ouf! Facebook Disconnect est une extension pour Google Chrome qui va redonner à vos ballades virtuelles tout l’anonymat qu’elles méritent, tout simplement en bloquant tout échange avec les serveurs de Facebook lorsque vous n’êtes pas sur le domaine facebook.com (ce qui signifie que ça n’empêche pas d’utiliser Facebook, hein). Pour simplifier, ça bloque tous les “Facebook Connect” et autres saloperies de boutons “J’aime” qui fleurissent sur tous les sites désireux d’augmenter leurs pageviews sans se soucier de la vie privée de leurs propres visiteurs. Ce sont généralement les mêmes sites qui pendent haut et court Google à la moindre intrusion dans leur vie privée et ça me fait doucement rigoler…

Sans Facebook Disconnect:

Avec Facebook Disconnect:

Certes, ça fait un vide, mais mieux vaut ça, croyez-moi! Si vous n’avez pas encore compris que Facebook, SAYLEMAL !!!, vous devriez jeter un coup d’oeil à cet article de Didier Durand sur Media & Tech.

Le déploiement de ce bouton “J’aime” et des plugins sociaux (utilisant aussi les mêmes cookies) va donc procurer à Facebook des nouvelles possibilités d’analyse comportementale incroyable par le traitement judicieux des informations récoltées pour chaque page visitée.

Les implications de ce mécanisme sur la sphère privée sont bien sûr énormes surtout si l’on prend en compte que 50’000 sites[1] ont implanté ces boutons et plugins sociaux en quelques jours seulement. Est-ce que les 430 millions d’utilisateurs[2] de Facebook se rendent compte qu’ils sont maintenant suivis sur ces sites? J’en doute: la plupart vont fournir ces informations à Facebook sans même s’en rendre compte par absence d’informations sur les mécanismes en place.

[1] NDLR: Au moment de la rédaction de l’article en mai 2010. C’est aujourd’hui plus d’1 million de boutons et plugins qui ont été implémentés.
[2] NDLR: Au moment de la rédaction de l’article en mai 2010. C’est aujourd’hui plus de 500 millions d’utilisateurs actifs sur Facebook.

Il démontre d’ailleurs dans un second article, et par l’exemple, comment fonctionne le bouton “J’aime” pour pomper toutes vos visites sur les sites équipés du bouton (que vous cliquiez dessus ou pas, d’ailleurs). Il y renvoie également chacun - utilisateur comme éditeur de site - à ses responsabilités:

Les objectifs:

  • vous faire réfléchir en tant qu’utilisateur:
    • est-il juste que je reste connecté à Facebook quand je quitte le site pour aller vers un autre ?
    • Ne devrais-je pas plutôt me déconnecter systématiquement si je veux rester discret sur mes autres activités internautes face à Facebook?
    • Dois-je ne plus fréquenter certains sites si je veux préserver ma sphère privée sans devoir me déconnecter de Facebook
  • vous faire réfléchir en tant qu’éditeur de site(s) (si c’est le cas):
    • est-il juste et correct face à mes utilisateurs que je mette en place une mécanique qui délivre à Facebook l’intégralité de leur activité sur mon site sans les prévenir ?
    • Dois-je justement les en prévenir ?
    • Par ailleurs, le fait d’obtenir quelques publications sur le mur des utilisateurs ayant cliqué le bouton est-il une contrepartie équitable au fait que Facebook va pouvoir analyser nominativement l’intégralité de mes pages équipés de ce bouton ou des plugins  sociaux ?

Voilà donc plein de bonnes raisons d’installer au plus vite cette extension (développée en un seul jour par un ingénieur Google bossant sur Chromium, bravo!).

iReader s’améliore sur Chrome et arrive sur Firefox

2 excellentes nouvelles pour l’extension iReader dont je vous ai parlé il y a moins d’un mois.

Tout d’abord, la version 1.3 pour Google Chrome gère désormais le multi-page (j’ai testé, ça marche très bien) et la possibilité d’afficher ou non les images de l’article.

Ensuite, cette extension est désormais également disponible pour tous les utilisateurs de Firefox.

Si vous n’avez pas encore essayé iReader, je ne peux que vous recommander de le faire de toute urgence. Personnellement, je ne peux plus m’en passer…

iReader pour Chrome, équivalent du mode Lecteur de Safari

Dans la toute dernière version de Safari, Apple a ajouté une fonctionnalité - judicieusement appelée Lecteur - permettant de visualiser toute page web contenant un article en supprimant tout le superflu (pub, sidebar, etc…) pour se consacrer uniquement sur le contenu utile: l’article en lui même.

Sur Google Chrome, la même fonctionnalité n’existant pas nativement, c’est à une extension que revient la lourde tache de combler ce manque, et iReader y parvient parfaitement.

Une fois l’extension installée, l’icône d’iReader apparaitra dans l’omnibar de Google Chrome dès qu’un article sera détecté sur la page actuelle.

Un clic sur cette icône (ou un raccourci clavier) déclenche alors le mode Lecteur, dans une présentation pratiquement identique à celle de Safari. Rien à redire, c’est parfait.

Il est également possible de customiser cette présentation dans les options d’iReader.

L’arrivée de cette extension sur Chrome est une excellente nouvelle, et vient combler mes pulsions minimalistes. A essayer d’urgence, vous ne pourrez bientôt plus vous en passer.

Incredible Start Page customise vos nouveaux onglets sous Google Chrome

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Même si la page par défaut s’affichant lorsqu’on ouvre un nouvel onglet sous Google Chrome est, je trouve, plutôt bien foutue, l’extension Incredible Start Page va vous permettre de lui donner encore plus de gueule.

Vous y retrouvez, en plus des classiques onglets récemment fermés, un accès direct à vos bookmarks et dans la grande fenêtre de droite tout les liens se trouvant dans votre barre de favoris. Il est également possible de faire un drag&drop depuis vos bookmarks directement dans cette fenêtre pour en ajouter.

Personellement, j’aime surtout le Post-It™ permettant de prendre rapidement une note, avec la possibilité de l’envoyer par Gmail. Et le coté esthétique de l’ensemble, customisable dans les coloris ainsi que dans l’image de background, piochée sur Flickr.

Desktop ajoute du contenu à vos nouveaux onglets Firefox

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Alors que Mozilla réfléchi encore à rendre utile la fameuse page blanche s’affichant à l’ouverture d’un nouvel onglet pour sa prochaine release de Firefox, l’extension Desktop permet d’ores et déjà de customiser vos nouveaux onglets à la façon d’un bureau sur lequel vous déposez les mignatures des sites que vous visitez le plus souvent, mais également les moteurs de recherche auxquels vous accédez normalement depuis la barre de recherche de Firefox.

Desktop, extension pour Firefox

Coté réglages, il est possible de positionner et de redimensionner chaque élément sur la page comme bon vous semble. Toutefois, si vous préférez les bureaux bien rangés (décidément, je dois être maniaque), l’alignement sur une grille sera bien pratique. Le fond d’écran, à la manière d’un vrai bureau est lui aussi paramétrable, vous pourrez donc choisir votre wallpaper préféré.

Pour découvrir plus en détail cette extension, rien ne vaut une petite démo en vidéo.

A noter que certains ont poussé le vice assez loin, en utilisant leur Firefox en plein écran avec cette extension. Ils se retrouvent donc avec une sorte de bureau virtuel online, un Cloud Desktop quoi…

C’est quoi cette extension de fichier ?

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C’est la question que l’on se pose parfois devant un fichier à l’extension obscure qu’un type que vous devriez rayer de votre liste d’amis proche à eu la bonne idée de vous envoyer. La question qui vient juste après étant généralement: “Et comment je le lis ce #!@?!# de fichier à la con ?”.

OpenWith.org va vous aider à répondre à cette question, puisque non seulement il vous permet d’identifier le type de fichier, mais surtout va vous indiquer la ou les applications gratuites permettant de le lire (voir de l’éditer si possible). Encore mieux, puisque les liens vers le téléchargement et le site officiel de l’appli miracle sont également proposés.

OpenWith.org, résultat de recherche

Et pour les plus fainéants d’entre vous qui ne veulent même pas se donner la peine d’aller sur le site web d’OpenWith.org pour faire la vérification, il suffit d’installer OpenWith.org Desktop Tool qui permet d’un simple click-droit sur un fichier inconnu d’obtenir les mêmes informations. C’est pas beau, ça ?

OpenWith Desktop Tool, l'outil pour Windows

LongURL rallonge les liens raccourcis

LongURL est une extension Firefox bien pratique, puisqu’elle consiste à rallonger tous les liens raccourcis par les services “à la TinyURL”. C’est plutôt pratique, notamment sur les sites comme twitter où ces types de liens sont légions (limitation à 140 caractères oblige).

LongURL en action

LongURL fera donc apparaître en info-bulle au survol du lien, l’adresse complète du site de destination finale. Ainsi, plus besoin de cliquer sur le lien pour savoir où ça mène. Quand à la liste de services supportés, elle est déjà impressionnante et rien de vous empêche de la compléter vous même grâce à l’API fournie.