John Herrman sur BuzzFeed :

Facebook the site and Facebook the company are, to most users, indistinguishable. But Facebook may be entering a period of immense change, which could pry site and brand apart. “The business is going from a major transition from desktop to mobile, and you’re seeing a generational and use-case fragmentation of social connectivity,” BTIG analyst Richard Greenfield says.

“On the desktop, they were a platform,” he says. “On mobile devices, they’re just another app. If their app becomes more interesting, they have to either create new ones, or buy new ones to keep people engaged.”

[…]

But while the internet moves fast, the world of social networking moves faster. Facebook, once a leader in almost every category it touched, now leads in almost none: It’s not the most exciting picture service, nor is it the next big messaging service, video service, mobile texting service, or news-sharing service. The only thing it definitely is is the leading identity service — something that a lot of sites are trying to take away from it.

En gros, ça sent le sapin. Même si l’échelle du nombre d’utilisateurs du service fait que Facebook ne va pas mourir demain, on peut sincèrement s’interroger sur son avenir. Phénomène étrange, autour de moi, peu sont ceux qui utilisent encore le service par plaisir. C’est devenu une sorte d’habitude quotidienne, limite une obligation. D’ailleurs, quand je pose la question “Pourquoi tu es sur Facebook ?”, la réponse quasi systématique est “Parce que les autres y sont”. Ce qui, selon moi, n’est pas une bonne raison (en tout cas, pas une raison suffisante).

Amusant comme tout cela rejoint bien l’article de Benedict Evans, au sujet de Facebook Home (et de Google Glass):

This applies even to Google or Facebook. There’s lots of data showing the high proportion of online time that people spend using Facebook, and the high volume of web searches that they do using Google. Facebook and Google are important. But that doesn’t mean they’re everything.

When I was watching the launch event for Facebook Home, a loud alarm bell started ringing for me when Mark Zuckerberg said words to the effect that “phones should be about more than apps – they should be about people” – by which of course he means “about Facebook”. The problem with this is that actually, we’ve spent the last 6 years making phones about more than just people. People use Facebook on their phones a LOT, yes, but they do a lot of other things as well. If all I wanted was a phone about people I’d be using a $20 Nokia with a battery that lasts a month.

L’utilisateur est volage et Facebook cherche donc un moyen de le garder captif. Facebook Home était une tentative. Manifestement, un échec.

Alors, quel avenir pour Facebook ? Est-il condamné à voir l’activité de ses utilisateurs diminuer petit à petit, tout comme ses revenus publicitaires ? Ou devrait-il s’orienter vers un modèle Premium: un abonnement mensuel pour profiter d’un site ad-free ? C’est très sérieux, et c’est le co-fondateur de Twitter, Biz Stone, qui soumet l’idée:

Anywhoo, now that I’m using it and thinking about it, I’ve got an idea for Facebook. They could offer Facebook Premium. For $10 a month, people who really love Facebook (and can afford it), could see no ads. Maybe some special features too. If 10% percent of Facebook signed up, that’s $1B a month in revenue. Not too shabby.

Petit partage d’expérience après une mésaventure qui a bien failli me calmer définitivement d’acheter des films en ligne. Grand consommateur de VOD devant l’Eternel, je profite également depuis plusieurs mois de l’offre Disneytek, collaboration de Free avec Disney pour proposer à l’achat le catalogue de films de ce dernier directement depuis la Freebox. Mes enfants en sont particulièrement friands et quelques centaines d’euros plus tard, me voilà avec une jolie collection en ligne facilement accessible.

Sauf que, autant je me suis préparé à l’idée qu’un changement de fournisseur Internet me privera définitivement de cette fameuse collection acquise à prix d’or (sur Disneytek, les films ne se louent pas mais s’achètent définitivement, bien souvent au moins aussi cher qu’un DVD1…), autant je n’avais pas anticipé le problème du déménagement.

En effet, j’ai récemment changé de domicile et, du même coup, demandé à Free un déménagement de ma ligne ADSL pour ma nouvelle adresse2. Ce qui chez Free implique la résiliation de la ligne précédente et donc l’attribution d’une nouvelle ligne. Sauf que le catalogue de films acheté sur Disneytek est lié à la ligne, logique. La jolie surprise en allumant la Freebox de constater la disparition de ma précieuse collection. Mode panique enclenché, j’appelle la hotline de Free (3244) où un type m’annonce avec le sourire que “Non, monsieur, ce n’est pas possible, j’ai déjà eu cette question et on ne peut pas ré-attribuer la collection à une autre ligne, c’est définitivement perdu. Puis-je faire quelque chose d’autre pour vous ?”. Envie de meurtre, comme à chaque fois que j’appelle la hotline Free (ce qui m’arrive à peu près jamais, sauf 2 fois ces derniers jours pour des problèmes liés à mon déménagement donc et où chaque fois mes différents interlocuteurs ont été particulièrement inefficaces et incompétents).

J’essaye de garder mon calme et me voilà en quête d’une solution sur Internet. Sauf que rien, pas la moindre expérience similaire. Je dois être le seul client Disneytek probablement.

Dernier espoir, l’adresse mail de contact (mediatek@corp.free.fr) indiquée sur la page d’assistance Free pour le portail Disneytek. Hier soir, peu convaincu que ça serve à grand chose après mon échange avec le 3244, j’envoi tout de même un mail (très poli) expliquant mon problème et la réponse ne s’est pas faite attendre. Ce matin même, un mail m’indiquait que l’intégralité des films achetés avaient été ré-attribuée à ma nouvelle ligne. Pro et efficace. Problème résolu. J’aime râler quand ça merde, mais j’aime le dire quand tout roule.

Petit plus, les codes permettant de télécharger les films de façon définitive sur PC et Mac pendant 90 jours après l’achat d’un film sur Disneytek m’ont également été renvoyés3.


  1. Pour donner une idée, un film comme Fantasia, pourtant pas vraiment récent (1940), est tarifé 12,99€ pour la version SD et 19,99€ en HD. Ouch!  ↩

  2. Et un joli merdier chez Free qui, à cette occasion, m’a privé d’accès Internet pendant 15 jours, et vous a donc privé, chers lecteurs, d’articles ici-même pendant ce même laps de temps. Mais c’est une autre histoire…  ↩

  3. Bon, il se trouve que ça nécessite, sur Mac, d’installer tout un tas de softs moisis pour gérer les DRM et que, malgré quelques connaissances de base en informatique, je n’ai jamais réussi à en récupérer un seul. Puisqu’on vous dit que les DRM, ça fait juste chier les acheteurs, pas les pirates…  ↩

Benedict Evans:

It’s clear that there’s a highly vocal and highly technical group of people who love all of the technical things you can do with Android phones that you can’t do on iOS, consciously reject the iPhone and care deeply about ‘openness’ and all the things that go with it. However, it’s also clear that these people are a minority of actual Android users, given that the typical use levels seen from Android in totality are lower than those from the iPhone (often much lower).

What hasn’t been clear, though, is quite how small that community is.

Moins d’un utilisateur d’Android sur 10. À peu de chose près, l’équivalent de l’ensemble de la communauté d’utilisateurs Linux. Seems legit.

“One of the jobs of a designer is that you’re very sensitive to trying to understand what goes on between seeing something and filling out your perception of it.” — Jony Ive

Tim Green dans son article The future of iOS design s’intéresse au design actuel de certaines applications iOS parmi les plus populaires pour imaginer ce que pourrait être l’évolution d’iOS 7 façon Ive :

To me, there is a distinct movement towards a particular style and I would be very surprised if Apple were ignorant of it. It’s not ‘flat design’ per se and it’s certainly nowhere near the ‘Metro’ levels that people are suggesting they may follow, but it’s a mellowing out of the visual indicators that people need to trigger the idea of a tappable element. Why? Because this is not 2007 anymore, and we are all now fully aware of the medium and the process; we don’t need to be led garishly by the hand. There is still a sense of depth and tactility but done in a refined and suggestive way, sensitive to the changed perceptions that people have of interacting with touchscreens.

Je ne crois pas non plus à un design totalement flat, façon Windows Metro (désormais Modern UI) comme tout le monde le laisse entendre. J’imagine quelque chose de plus subtil. Il s’agit de moderniser sans perdre les utilisateurs au passage, tout en restant conscient que ce qui fait iOS aujourd’hui, ce sont des centaines de milliers d’applications tierces qui, pour la majorité d’entre elles, ne seront pas mises à jour pour s’adapter au nouveau dress code de Jony Ive. En ça, l’article de Tim donne quelques pistes et tendances plutôt intéressantes, toujours basées sur l’aspect fonctionnel — principal soucis d’Apple — plus que purement esthétique.

Si vous l’aviez raté, mon article "Le dilemme du prisonnier", publié mercredi dernier, est le premier d’une série que j’espère longue sur des sujets différents de ceux que j’aborde ici, ligne éditoriale oblige. Commentaires et critiques bienvenus.

Ceux qui me suivent sur Twitter — honte sur les autres, mais il n’est jamais trop tard — savent déjà à quel point j’apprécie Medium qui m’apporte ici la plateforme idéale pour publier ce type de contenu : une interface épurée et minimaliste mettant plus en avant les écrits que leurs auteurs, un éditeur WYSIWYG (même si j’apprécierais grandement de pouvoir injecter du Markdown), des collections qui revisitent l’idée des catégories avec lesquelles je ne me suis jamais senti à l’aise même sur ce blog et un système de notes qui réconcilierait les plus réfractaires aux commentaires.

Créé par les fondateurs de Blogger, de Twitter — rien que ça — et également à l’origine de Branch, autre service très malin, Medium me semble avoir un énorme potentiel et un avenir certain au milieu de la masse de services et d’outils plus ou moins identiques.

Certes, la possibilité d’écrire sur Medium est pour l’instant réservée à quelques privilégiés, mais il est relativement facile d’obtenir un sésame : après s’être identifié sur le service par l’intermédiaire de son compte Twitter (évidemment), quelques recommandations d’articles et quelques notes par-ci par-là et l’invitation à rédiger vos propres articles ne tarde pas. Autre technique, il suffit de collaborer à la rédaction d’un article d’un auteur déjà autorisé (un simple lien vers le brouillon permettant à chacun d’ajouter des notes et de corriger l’article avant sa diffusion) et lorsque l’article en question sera publié, un nouvel auteur sera né. Alors n’hésitez pas à m’adresser un petit message sur Twitter si vous souhaitez faire parti des relecteurs de mon prochain sujet, il manque encore cruellement d’auteurs français sur Medium.

8 mai 2013

My Vital Kit

Nouveau projet de Grégory Mignard, My Vital Kit reprend l’idée de The Burning House (souvenez-vous) et s’intéresse au contenu de votre sac, aux petites affaires qui vous accompagnent tous les jours et dont vous ne pourriez pas vous passer.

My Vital Kit

Fan de ce type de concepts, déclinables à l’infini, j’ai bien évidemment apporté ma modeste contribution (en trichant un peu, puisque c’est celle que j’avais déjà réalisée il y a plusieurs mois pour mon propre article et plus tout à fait d’actualité, mais je compte bien la mettre à jour prochainement).

Envie de participer ? N’hésitez pas à aller vous aussi vider votre sac et partager vos outils indispensables.

Article très intéressant de John Pavius sur MIT Technology Review, à propos de Google Glass :

Don’t worry, though–in a couple years, we’ll be apparently able to use future iterations of Glass much less weirdly. A Redditor discovered some code implying that we’ll be able to snap photos merely by winking. What could be more natural and effortless than that? Designers at Fjord speculate that these kinds of body-based micro-interactions are the future of interface design. “Why swipe your arm when you can just rub your fingers together,” they write. “What could be more natural than staring at something to select it, nodding to approve something?… For privacy, you’ll be able to use imperceptible movements, or even hidden ones such as flicking your tongue across your teeth.”

These designers think that the difference between effortless tongue-flicking and Glass’s crude chin-snapping is simply one of refinement. I’m not so sure. To me they both seem equally alienating–I don’t think we want our bodies to be UIs.

[…]

We want our technology to be ready-to-hand: we want to act through it, not on it. And our bodies don’t have to become marionettes to that technology. If anything, it should be the other way around.

Bon sujet pour le bac philo de cette année, vous avez 2 heures…

Nous avons tous galéré plus d’une fois pour transmettre à un contact un ou plusieurs fichiers volumineux à distance. En effet, la clé USB traditionnelle a ça de moche qu’elle ne s’envoie pas par courrier électronique. De nombreux services de sync & share, comme Dropbox, pallient plutôt pas mal à cet inconvénient en permettant d’envoyer par mail un lien vers un fichier, mais trouvent leurs limites dans la rapidité et la simplicité d’utilisation. Qui a déjà essayé de transmettre plusieurs dizaines de fichiers d’un seul coup via Dropbox me comprendra certainement.

Heureusement, cette époque est révolue, voici venir Minbox, service de partage de fichiers par mail, insanely simple and freaking fast. Alors, comment ça marche ?

Minbox prend place dans votre barre de menu:

Minbox

Un simple drag & drop du ou des fichiers que vous voulez envoyer vers l’icône de Minbox dans la barre de menu suffit. L’upload commence instantanément, on ne perd pas la moindre seconde.

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Saisissez l’adresse mail du ou des destinataires et un petit mot gentil, puis envoyez !

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Voilà, vous n’avez plus à vous soucier de rien, vous avez fait l’essentiel. Le message partira tout seul dès que tous les fichiers seront sur les serveurs de Minbox et vos destinataires recevront un mail comme celui ci-dessous :

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Chaque fichier peut être récupéré individuellement via son propre URL ou sous forme d’une archive ZIP, pratique ! De plus, si les fichiers sont des images, elles sont également présentées en galerie chez Minbox:

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Alors quels sont les avantages de Minbox par rapport à la multitude de services de ce genre:

  • C’est vraiment très simple et très rapide.
  • La taille des fichiers envoyés est illimitée. Oui, vraiment illimitée. J’ai ainsi pu, lors de mes tests, envoyer plusieurs fichiers de 500Mo à 1Go sans aucun problème et en quelques minutes seulement (évidemment, ici, c’est le débit en upload de votre connexion Internet qui fera la différence). Je n’ai pas essayé plus gros, mais il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas.
  • C’est gratuit.

Concernant ce dernier point, un abonnement pro (dont les tarifs sont encore inconnus) permettra d’ajouter un certain nombre d’avantages à ce petit service déjà bien pratique, comme:

  • La confidentialité : les destinataires devront s’authentifier pour récupérer vos fichiers.
  • Le chiffrement : en 256-bit AES sur les serveurs de Minbox.
  • La durée de stockage : illimitée dans le temps (le service gratuit, lui, ne conserve les fichiers que 30 jours).

Top, non ? Encore en beta pour l’instant, le service est en accès restreint à quelques utilisateurs privilégiés et la liste d’attente, après inscription, semble très longue1. Pour en savoir plus, évitez pour l’instant le site officiel de Minbox peu causant et préférez lui le site beta.

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