Loin de moi l’idée de vous saouler avec mes petites todo-listes personnelles, mais c’est juste pour vous donner un statut des prochains changements sur faaabulous (et accessoirement, me servir de mémo pour ne rien oublier). A venir, donc:
mise à jour du blog sous Wordpress 2.3 (2.3.1, déjà… faut suivre!),
réorganisation des catégories et mise en place de tags sur l’intégralité des articles (arfff, vive le boulot de dingue),
changement de la structure des permaliens de %year%/%monthnum%/%day%/%postname%/ vers %category%/%postname%/, ce qui semble être la règle désormais au niveau SEO (ça, c’est facile, ça prend 2 secondes à faire, j’ai testé !),
mise en place d’un nouveau thème entièrement fait maison (mon tout premier thème WordPress, je suis pas peu fier… même si c’est un peu codé avec les pieds – enfin, ça devrait malgré tout être xhtml valid)
ajout de quelques plugins WordPress par-ci, par-là… pour améliorer tout le bazar,
suppression du superflu dans la sidebar pour ne garder que l’essentiel,
probablement encore d’autres trucs qui m’échappent là tout de suite, mais vous verrez bien.
En attendant, après 15 jours de boulot acharné (professionnellement parlant), ce qui explique les rares updates sur ce blog ces derniers temps, je m’en vais me ressourcer 4 jours loin de tout et fêter ma récente introduction dans le PageRank de Google (PR=3, c’est un début…).
Vous utilisez régulièrement Gmail, Facebook, Google Reader, Netvibes, etc… tout cela dans votre navigateur web préféré. Vous pourriez vous faciliter la vie en lançant ces différentes applications directement par l’intermédiaire de votre menu Démarrer.
Prism, développé par la fondation Mozilla, s’appuie sur Firefox et supprime tout le superflu comme les boutons de navigation, la barre d’adresse, les menus, pour fournir une fenêtre simple n’affichant qu’une seule page, celle de votre application web. En configurant plusieurs instances de Prism, une sur chacune de nos applications les plus courantes, on obtient des versions desktop de nos services web préférés. Lancer Gmail d’un click dans le menu Démarrer, naviguer de service en service par Alt+Tab, poser des icônes de vos applications web sur votre bureau, tout cela devient possible.
Derrière ce petit outil qui peut sembler dérisoire, se cache une future fonctionnalité propre à Firefox 3, l’arrivée de la gestion du mode déconnecté (offline), comme peut le faire Google Gears avec Google Reader aujourd’hui par exemple. Il va donc falloir suivre avec attention les évolutions de Prism. Et le grand avantage par rapport à Silverlight ou AIR, c’est que l’application web n’a pas besoin d’avoir été spécialement conçue pour Prism pour fonctionner en mode desktop.
Après les A lire… et les A voir…, je lance une nouvelle série d’articles, orientée musique avec les A écouter…
Grand fan de Radiohead, l’annonce de leur nouvel album In Rainbows, ne pouvait que me combler de joie. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, le mode de commercialisation révolutionnaire de cet album: le groupe Radiohead décide de faire fi des intermédiaires et de le commercialiser lui-même sur son site web. Le prix ? C’est l’acheteur qui le fixe lui-même et bien entendu, c’est DRM-free! Et même si une majorité des internautes ont préféré télécharger gratuitement cet album, c’est largement compensé par ceux qui ont choisi de payer (voir le bilan plus complet sur Ratiatum). Personnellement, j’ai fixé mon prix à 4 livres sterling, ce qui équivaut à un peu moins de 6€, plus que raisonnable pour un album de cette qualité. Le pari est donc gagné pour Radiohead, et notons-le (parce que finalement, c’est ça le plus important): l’album est une réussite. Pour vous faire une idée, c’est disponible à l’écoute sur Deezer.com:
L’album de Yael Naïm qui sort aujourd’hui dans toutes les bonnes crèmeries, devrait fort logiquement tourner en boucle dans mon iPod, à l’écoute des 2 titres suivants. Le second, une reprise du Toxic de Britney Spears, permet de se faire une idée de l‘incroyable talent vocal de Yael et se trouve lui aussi sur l’album. Enjoy!
J’en ai déjà parlé, mais j’attends vraiment ce jeu avec impatience, et quand on voit la qualité du site officiel pondu par Ubisoft, ça laisse présager du meilleur. Tentez l’expérience, c’est du grand art !
L’info du moment dont je parle dans mon précédent billet, à savoir l’augmentation de l’espace de stockage sous Gmail, de 3Go aujourd’hui à 6Go pour janvier 2008, est l’occasion de faire le point sur différents outils qui permettent d’utiliser votre compte Gmail pour stocker vos fichiers en ligne.
Gmail Drive, tout d’abord, qui est une extension pour l’Explorateur Windows, va tout simplement ajouter un lecteur virtuel dans votre Poste de Travail qui vous permettra de gérer vos données stockées sur Gmail comme un disque dur classique. C’est très simple à mettre en place, et pour l’avoir testé il y a quelques mois, ça marche très bien.
Mais d’un point de vue pratique, Gspace est l’outil idéal, et multi-plateformes puisqu’il fonctionne comme extension Firefox. Une fois installé, vous obtenez sous Firefox une interface très proche d’un client FTP classique. D’un coté, votre disque local, de l’autre votre espace Gmail. Il suffit de sélectionner les fichiers à transférer et de cliquer sur les flèches pour les uploader vers Gmail ou les downloader vers votre disque local. Un jeu d’enfant.
Mais Gspace ne s’arrête pas là, puisqu’il y a un mode player permettant de jouer des fichiers musicaux directement depuis votre stockage Gmail et aussi un mode photo pour visionner vos photos de la même façon. Et le petit truc en plus, si vous vous sentez à l’étroit avec vos 3Go (et bientôt vos 6Go) mis à disposition par Gmail, rien ne vous empêche de configurer plusieurs adresses Gmail dans Gspace, ce qui augmentera d’autant votre espace total disponible (il suffira de switcher sur l’un ou l’autre compte très facilement dans l’interface de Gspace).
Annoncé aujourd’hui même sur le blog officiel de Gmail: après avoir longtemps stagné, la volumétrie allouée au stockage de vos mails va de nouveau augmenter. Je rappelle la stratégie Google à ce sujet, elle est relativement simple puisqu’elle se résume au schéma suivant issu d’un lourd brainstorming des ingénieurs Google:
A l’instant même où je vous parle, mon espace total est de 2930Mo, va-t-on passer prochainement le cap des 3Go ? C’est très probable…
Reste une question: où Google trouve t’il la place de stocker tout ça ?
Un article paru sur Apple Insider a éveillé ma curiosité. D’après son auteur, les développeurs auraient reçu de la part de la firme de Cuppertino une preview de ZFS sur Mac OS X. De là à en déduire que ZFS, le file system de SUN pour Solaris pourrait un jour remplacer HFS+ l’actuel file system d’OSx, il n’y a qu’un pas que certaines personnes n’ont pas hésité à faire.
Alors ça tombe bien, parce que j’ai justement eu l’occasion de jouer un peu avec ZFS ces derniers jours, et c’est vrai que le bébé est impressionnant. S’il ne révolutionne pas vraiment les technologies actuelles, il apporte une facilité d’administration sans commune mesure, une excellente sécurisation (miroir, raid5 et raid6) des données et des possibilités d’extensibilité presque infinies.
Pour vous donner une idée plus précise de la puissance du truc, je vous fais partager ci-dessous quelques manips/tests très simples que j’ai réalisées:
Voyons tout d’abord quels sont les disques physiques disponibles:
Création d’un storage pool simple (groupe de disques physiques, ici 1 seul disque):
# zpool create mypool1 c0t0d0
# df -h /mypool1
Système de fichiers taille utilisé dispo capacité Monté sur
mypool1 457G 1K 457G 1% /mypool1
# mkfile 1g /mypool1/foo
# df -h /mypool1
Système de fichiers taille utilisé dispo capacité Monté sur
mypool1 457G 1,0G 456G 1% /mypool1
>> nous constatons ici la simplicité de mise en oeuvre: pas de point de montage à créer, pas de montage à réaliser, pas de file system à initialiser, tout est automatique dès la création du storage pool.
Vérifions comment tout cela se présente:
# zpool list
NAME SIZE USED AVAIL CAP HEALTH ALTROOT
mypool1 464G 1,00G 463G 0% ONLINE -
# zfs list
NAME USED AVAIL REFER MOUNTPOINT
mypool1 1,00G 456G 1,00G /mypool1
>> donc, il y a un file system ZFS qui est automatiquement associé à notre storage pool
Jouons avec les file systems:
# zfs create mypool1/toto
# zfs create mypool1/titi
# zfs create mypool1/tutu
# zfs list
NAME USED AVAIL REFER MOUNTPOINT
mypool1 1,00G 456G 1,00G /mypool1
mypool1/titi 24,5K 456G 24,5K /mypool1/titi
mypool1/toto 24,5K 456G 24,5K /mypool1/toto
mypool1/tutu 24,5K 456G 24,5K /mypool1/tutu
# zfs set mountpoint=/users mypool1
# zfs list
NAME USED AVAIL REFER MOUNTPOINT
mypool1 1,00G 456G 1,00G /users
mypool1/titi 24,5K 456G 24,5K /users/titi
mypool1/toto 24,5K 456G 24,5K /users/toto
mypool1/tutu 24,5K 456G 24,5K /users/tutu
# zfs set quota=20G mypool1/tutu
# zfs list
NAME USED AVAIL REFER MOUNTPOINT
mypool1 1,00G 456G 1,00G /users
mypool1/titi 24,5K 456G 24,5K /users/titi
mypool1/toto 24,5K 456G 24,5K /users/toto
mypool1/tutu 24,5K 20,0G 24,5K /users/tutu
>> nous créons toujours aussi simplement 3 file systems qui vont se partager le volume global du storage pool
>> puis nous modifions le point de montage associé au storage pool qui se répercute automatiquement sur les file systems
>> enfin, nous limitons à 20G le file system tutu… enfantin, non ?
Détruisons un peu:
# zfs destroy mypool1/tutu
# zfs list
NAME USED AVAIL REFER MOUNTPOINT
mypool1 1,00G 456G 1,00G /users
mypool1/titi 24,5K 456G 24,5K /users/titi
mypool1/toto 24,5K 456G 24,5K /users/toto
# zpool destroy mypool1
# zpool list
aucun pool disponible
# zfs list
aucun jeu de données disponible
>> on détruie d’abord uniquement le file system tutu
>> puis l’ensemble du storage pool mypool1, on constate alors que les file systems associés sont, de fait, détruits eux aussi
Créons un pool « mirroré »:
# zpool create mypool2 mirror c0t0d0 c1t0d0
# zpool list
NAME SIZE USED AVAIL CAP HEALTH ALTROOT
mypool2 464G 52,5K 464G 0% ONLINE -
# zpool status -v mypool2
pool : mypool2
état : ONLINE
purger : aucun requis
configuration :
NAME STATE READ WRITE CKSUM
mypool2 ONLINE 0 0 0
mirror ONLINE 0 0 0
c0t0d0 ONLINE 0 0 0
c1t0d0 ONLINE 0 0 0
erreurs : aucune erreur de données connue
>> nous créons ici ce qu’on appelle un miroir two-way: tout ce qui est écrit sur un élément du miroir est dupliqué de façon synchrone sur l’autre élément. (il est aussi possible de faire du three-way, même chose mais duplication sur 2 éléments au lieu d’un seul)
>> nous constatons donc que le volume total du file system est de 464G soit la taille d’un seul disque physique puisque le deuxième sert de copie
Augmentons nos espaces disponibles:
# zpool add mypool2 mirror c4t0d0 c6t0d0
# zpool list
NAME SIZE USED AVAIL CAP HEALTH ALTROOT
mypool2 928G 3,00G 925G 0% ONLINE -
# zpool status -v mypool2
pool : mypool2
état : ONLINE
purger : aucun requis
configuration :
NAME STATE READ WRITE CKSUM
mypool2 ONLINE 0 0 0
mirror ONLINE 0 0 0
c0t0d0 ONLINE 0 0 0
c1t0d0 ONLINE 0 0 0
mirror ONLINE 0 0 0
c4t0d0 ONLINE 0 0 0
c6t0d0 ONLINE 0 0 0
erreurs : aucune erreur de données connue
>> nous attachons ici un autre miroir au premier. les données seront donc partagées (stripée) sur les 2 premiers éléments de chacun des miroirs.
>> le volume utile a doublé passant de 460 à 920Go
Créons un pool RAID:
# zpool create mypool3 raidz c0t1d0 c1t1d0 c4t1d0 c6t1d0 c7t1d0
# zpool list
NAME SIZE USED AVAIL CAP HEALTH ALTROOT
mypool3 2,27T 137K 2,27T 0% ONLINE -
# zpool status -v mypool3
pool : mypool3
état : ONLINE
purger : aucun requis
configuration :
NAME STATE READ WRITE CKSUM
mypool3 ONLINE 0 0 0
raidz1 ONLINE 0 0 0
c0t1d0 ONLINE 0 0 0
c1t1d0 ONLINE 0 0 0
c4t1d0 ONLINE 0 0 0
c6t1d0 ONLINE 0 0 0
c7t1d0 ONLINE 0 0 0
erreurs : aucune erreur de données connue
# df -h /mypool3
Système de fichiers taille utilisé dispo capacité Monté sur
mypool3 1,8T 39K 1,8T 1% /mypool3
# zpool add mypool3 spare c0t2d0
# zpool status mypool3
pool : mypool3
état : ONLINE
purger : aucun requis
configuration :
NAME STATE READ WRITE CKSUM
mypool3 ONLINE 0 0 0
raidz1 ONLINE 0 0 0
c0t1d0 ONLINE 0 0 0
c1t1d0 ONLINE 0 0 0
c4t1d0 ONLINE 0 0 0
c6t1d0 ONLINE 0 0 0
c7t1d0 ONLINE 0 0 0
spares
c0t2d0 AVAIL
erreurs : aucune erreur de données connue
# zpool offline mypool3 c1t1d0
Mise hors ligne du périphérique c1t1d0
# zpool status mypool3
pool : mypool3
état : DEGRADED
état : un ou plusieurs périphériques ont été mis hors ligne par l'administrateur.
Il existe un nombre suffisant de répliques pour que le pool continue à fonctionner dans un a
état endommagé.
action : mettez en ligne le périphérique en utilisant 'zpool online' ou remplacez-le avec
'zpool replace'.
purger : aucun requis
configuration :
NAME STATE READ WRITE CKSUM
mypool3 DEGRADED 0 0 0
raidz1 DEGRADED 0 0 0
c0t1d0 ONLINE 0 0 0
c1t1d0 OFFLINE 0 0 0
c4t1d0 ONLINE 0 0 0
c6t1d0 ONLINE 0 0 0
c7t1d0 ONLINE 0 0 0
spares
c0t2d0 AVAIL
erreurs : aucune erreur de données connue
# zpool replace mypool3 c1t1d0 c0t2d0
# zpool status mypool3
pool : mypool3
état : DEGRADED
état : un ou plusieurs périphériques ont été mis hors ligne par l'administrateur.
Il existe un nombre suffisant de répliques pour que le pool continue à fonctionner dans un a
état endommagé.
action : mettez en ligne le périphérique en utilisant 'zpool online' ou remplacez-le avec
'zpool replace'.
purger : resilver completed avec des erreurs 0 sur Tue Oct 9 16:23:24 2007
configuration :
NAME STATE READ WRITE CKSUM
mypool3 DEGRADED 0 0 0
raidz1 DEGRADED 0 0 0
c0t1d0 ONLINE 0 0 0
spare DEGRADED 0 0 0
c1t1d0 OFFLINE 0 0 0
c0t2d0 ONLINE 0 0 0
c4t1d0 ONLINE 0 0 0
c6t1d0 ONLINE 0 0 0
c7t1d0 ONLINE 0 0 0
spares
c0t2d0 INUSE currently in use
erreurs : aucune erreur de données connue
>> création d’un storage pool en RAID5 (pour faire du RAID6, il suffit de remplacer raidz par raidz2 dans la commande de création)
>> nous constatons que la volumétrie totale du storage pool est de 2,27To mais que le volume utile n’est que de 1,8To, l’un des disques étant utilisé pour la parité (2 disques en RAID6)
>> nous ajoutons un disque de spare pour augmenter la sécurité et nous testons le tout en faisant tomber un disque… (ici la manip est manuelle, mais dans le cas d’une véritable erreur, la bascule sur le HotSpare est automatique)
Voila pour donner un premier aperçu des possibilités. Reste à voir comment tout cela sera implémenté dans OSx…
Cory Doctorow est, entre autres, blogueur (et pas des moindres, puisque co-auteur de Boing Boing), journaliste et auteur de science fiction estampillé geek. Il a publié une collection de 6 nouvelles sous le titre Overclocked, toutes très marquées nouvelles technologies et langage nerd. Et puisqu’il travaille pour l’organisation Creative Commons, il a eu la bonne idée de mettre à disposition en téléchargement gratuit sur son blog, Craphound.com, l’ensemble de ces nouvelles sous licence CC.
L’intégralité de ces histoires est en anglais et mérite d’y jeter un coup d’oeil. C’est truffé de pépites pour tous les geeks que nous sommes. Et pour les anglophobes, Zen le Renard a eu la bonne idée de traduire l’une d’entre elle, intitulée Quand les sysadmins dirigeaient la Terre, dont voici quelques morceaux choisis:
« Même pas un PEBKAC ce coup ci,» dit Van. Problem Exists Between Keyboard And Chair, c’est à dire Problème Existant Entre le Clavier Et la Chaise.
« A quelle vieille daube increvable peut encore te servir un 486 ? »
« A rien. Mais qui éteint une bécane qui a plus de 5 ans d’uptime ? C’est comme euthanasier ta grand mère »
Et le mois dernier, Cory a publié une autre nouvelle dans le magazine Radar, intitulé Scroogled, judicieusement traduite en français par enGooglés. Cette histoire se penche sur les dérives que pourraient engendrer les quantités d’informations que Google possède sur chacun d’entre nous, grâce à ses différents services (Search, gMail, etc…). Un extrait qui fait froid dans le dos:
« Parlez-moi de vos passe-temps. Êtes-vous versé dans les modèles réduits de fusées ? »
« Quoi ? »
« Les modèles réduits de fusées ».
« Non », dit Greg, « Non, pas du tout ». Il commençait à sentir dans quelle direction on l’emmenait.
L’homme saisi une note, cliqua trois quatre fois. « Voyez-vous, je demande ça parce que je vois s’afficher de nombreuses publicités pour des modèles réduits de fusées dans vos résultats de recherche et vos mails Google ».
Greg sentit sa gorge se serrer. « Vous êtes en train de regarder dans mes recherches internet et mes mails ? » Il n’avait pas approché un clavier depuis un mois, mais il savait que ce qu’il saisissait dans sa barre de recherche en disait bien plus long sur lui que tout ce qu’il pourrait jamais confier à son psy.
Après avoir vu, il y a quelques jours, comment mapper un site FTP sur un lecteur réseau via l’utilitaire NetDrive, voyons aujourd’hui comment réaliser la même opération sans installer la moindre application. Seule différence de la solution décrite ici, le site apparaitra dans vos favoris réseau et non pas sous une lettre de disque dans votre Poste de Travail.
Ouvrir le Poste de Travail, puis Outils > Connecter un lecteur réseau…
Dans la fenêtre Connecter un lecteur réseau, cliquer sur Ouvrir une session de stockage en ligne ou se connecter à un serveur réseau
L’assistant Ajout d’un Favori réseau s’ouvre, cliquer sur Suivant >
Sélectionner Choisissez un autre emplacement réseau et cliquer sur Suivant >
Saisir l’adresse du site FTP et cliquer sur Suivant >
Décocher Ouvrir une session anonyme si l’accès au site FTP nécessite un login, et remplir le champ Nom d’utilisateur (le mot de passe sera demandé à la première connexion), puis cliquer sur Suivant >
Enfin, donner un nom à cette connexion (il s’agit du nom qui apparaitra dans les Favoris réseau par la suite) et cliquer sur Suivant >
Fermer l’assistant en cliquant sur Terminer
Il ne reste alors qu’a se rendre dans les Favoris réseau et naviguer dans votre site FTP comme dans n’importe quel autre répertoire Windows.
Appliquer la recette de Wikipedia au monde du logiciel, qu’il soit libre, freeware ou open-source, voilà l’idée de DownloadpediA. C’est donc un wiki sur lequel vous êtes invité à ajouter vos propres trouvailles pour le bonheur de la communauté.
A noter qu’il y en a pour tout le monde, puisque le wiki se découpe en 3 grosses catégories: Windows, Mac et Linux. Et pour chacune d’entre elles, déjà de nombreux logiciels avec description (un peu sommaire pour l’instant, ça demande à être étoffé) et lien vers le site web correspondant.
Si l’esprit collaboratif est au rendez-vous, DownloadpediA pourrait vite devenir un incontournable.
Voilà un outil bien pratique, puisque SMOz, comme son nom anglais l’indique (Start Menu Organizer), va vous permettre de faire un peu de tri dans votre menu Démarrer.
L’idée de génie de SMOz est de proposer un template qui va réorganiser en sous-menus et par catégories l’ensemble des applications de votre menu Démarrer. Bien entendu, ce n’est qu’une proposition par défaut, libre à vous de modifier le template pour qu’il organise vos applications comme vous l’entendez.
Là, le power user Windows me dit: « quelle utilité ? si je veux réorganiser mon menu, je crée moi-même les repertoires que je veux dans l’explorateur Windows sous Menu Démarrer > Programmes« . Sauf que ce n’est pas aussi simple que ça, si vous avez déjà essayé de vous y retrouver entre les menus définis pour l’ensemble des utilisateurs et ceux ne concernant que l’utilisateur actuel… c’est vite le bordel.
Le premier avantage de SMOz , par rapport à la configuration manuelle, c’est qu’il fait fi de tout ça, agençant les menus comme vous le désirez, qu’ils existent pour tous ou juste pour votre compte.
Second avantage et non des moindres, le déplacement automatique des applications déjà connues dans les catégories correspondantes. Et pour celles ne l’étant pas, il vous suffit d’éditer le template pour automatiser les déplacements sur d’autres comptes ou machines. Tout simplement brillant.
Personnellement, mon menu qui enchainait 3 colonnes d’applications est redevenu praticable depuis l’adoption de SMOz.
Pour commencer et que les choses soient claires, petite définition de l’utilisabilité selon Wikipedia:
L’utilisabilité ou usabilitéest définie [...] comme « le degré selon lequel un produit peut être utilisé, par des utilisateurs identifiés, pour atteindre des buts définis avec efficacité, efficience et satisfaction, dans un contexte d’utilisation spécifié ».
Les critères de l’utilisabilité sont :
l’efficacité : le produit permet à ses utilisateurs d’atteindre le résultat prévu ;
l’efficience : atteint le résultat avec un effort moindre ou requiert un temps minimal ;
la satisfaction : confort et évaluation subjective de l’interaction pour l’utilisateur.
Que vous ayez ou pas déjà touché un système sous Windows Vista, vous avez certainement entendu parler de son interface utilisateur usant et abusant des effets 3D et de transparence (la transparence, d’ailleurs, un sujet intéressant sur lequel je reviendrais dans un prochain billet). Un exemple parlant: Windows Flip 3D, qui est le remplaçant du bon vieil ALT+TAB de Windows XP.
Si l’idée est bonne, le résultat au niveau utilisabilité est médiocre. Revenons sur la capture d’écran ci-dessus:
les fenêtres sont empilées les unes sur les autres, seule une infime partie de chaque application reste visible et rend difficile leur identification, de même que leur sélection par un click direct sur la zone,
même si une rotation de la molette de la souris permet de faire défiler les fenêtres, il faut parcourir l’ensemble des vues ouvertes, une par une, pour trouver la bonne,
l’inclinaison des fenêtres pour donner l’effet 3D déforme le texte et rend l’identification par le nom de la fenêtre délicat (ok, je cherche la petite bête, mais je m’explique plus bas)
Dans son soucis d’impressionner l’utilisateur (gue-guerre Apple/Microsoft oblige) sans d’abord penser à l’ergonomie, Microsoft nous sert ici un outil qui ne respecte donc pas les critères d’utilisabilité, ce qui est rédhibitoire en ce qui concerne Flip3D car il ne remplit pas sa fonction première: nous faire gagner du temps (les accros au ALT+TAB comprendront).
Pour comparer, l’outil Exposé disponible sur Mac OS X répond au même besoin d’une bien meilleure façon:
les fenêtres des applications ouvertes sont toutes visibles en même temps
un passage de la souris sur une fenêtre affiche en surimpression le nom de l’application en question permettant de l’identifier simplement et rapidement avant de la sélectionner
je ne suis pas un expert OSx donc si les Mac users veulent ajouter des points en commentaire, qu’ils se lâchent…
Ok, le constat est fait… alors voyons ce que propose Vista si Flip3D ne convient pas: ah oui, il y a Windows Flip (sans 3D donc…) qui se révèle être un ALT+TAB amélioré (des vignettes des fenêtres là où l’on n’avait qu’une icône de l’application sous XP). Sauf que Windows Flip utilise Windows Aero pour générer les vignettes et n’est donc disponible que sur les éditions les plus gourmandes de Vista. Hé ben, tout ça pour ça…
Alors, quelle est l’alternative ? Switcher sur Mac (Mox™, hé hé) ou rester sur XP. Oui, oui, sur XP, on peut faire aussi bien:
SmallWindows, un Exposé-like très très très léger (300ko), open-source, ne nécessitant aucune installation et fonctionnant plutôt bien (pas complètement exempt de bugs, mais le code source est dispo pour les plus courageux). Il suffit d’une combinaison de touches (Win+F12, malheureusement pas configurable) ou de positionner la souris en haut et au milieu de l’écran pour activer l’effet. Petit plus, la recherche parmi les fenêtres en tapant « s » puis le nom de l’application. Et si vous tenez à vous rapprocher au maximum du fonctionnement d’Exposé, il faut soit recompiler le code (good luck), soit tout simplement utiliser AutoHotkey pour re-mapper Win+F12 vers F9 (quoi ? vous n’utilisez pas AutoHotkey ? honte à vous! ok, j’y reviendrais dans un prochain billet…)
Cliquez sur l’image pour la voir en grand
Sinon, je rappelle l’existence de Alt+Tab Replacement dans les PowerToys Microsoft qui permet d’avoir l’équivalent de Windows Flip sous XP. Comme quoi, Microsoft sait aussi faire simple, parfois.
PS: Je ne suis absolument pas anti-Microsoft, loin de là. Je n’ai pas de Mac et j’ai même une Xbox360 que je n’échangerai contre aucune PS3/Wii, mais c’est un autre débat…