Ouf! Facebook Disconnect est une extension pour Google Chrome qui va redonner à vos ballades virtuelles tout l’anonymat qu’elles méritent, tout simplement en bloquant tout échange avec les serveurs de Facebook lorsque vous n’êtes pas sur le domaine facebook.com (ce qui signifie que ça n’empêche pas d’utiliser Facebook, hein). Pour simplifier, ça bloque tous les « Facebook Connect » et autres saloperies de boutons « J’aime » qui fleurissent sur tous les sites désireux d’augmenter leurs pageviews sans se soucier de la vie privée de leurs propres visiteurs. Ce sont généralement les mêmes sites qui pendent haut et court Google à la moindre intrusion dans leur vie privée et ça me fait doucement rigoler…

Sans Facebook Disconnect:

Avec Facebook Disconnect:

Certes, ça fait un vide, mais mieux vaut ça, croyez-moi! Si vous n’avez pas encore compris que Facebook, SAYLEMAL !!!, vous devriez jeter un coup d’oeil à cet article de Didier Durand sur Media & Tech.

Le déploiement de ce bouton « J’aime » et des plugins sociaux (utilisant aussi les mêmes cookies) va donc procurer à Facebook des nouvelles possibilités d’analyse comportementale incroyable par le traitement judicieux des informations récoltées pour chaque page visitée.

Les implications de ce mécanisme sur la sphère privée sont bien sûr énormes surtout si l’on prend en compte que 50’000 sites[1] ont implanté ces boutons et plugins sociaux en quelques jours seulement. Est-ce que les 430 millions d’utilisateurs[2] de Facebook se rendent compte qu’ils sont maintenant suivis sur ces sites? J’en doute: la plupart vont fournir ces informations à Facebook sans même s’en rendre compte par absence d’informations sur les mécanismes en place.

[1] NDLR: Au moment de la rédaction de l’article en mai 2010. C’est aujourd’hui plus d’1 million de boutons et plugins qui ont été implémentés.
[2] NDLR: Au moment de la rédaction de l’article en mai 2010. C’est aujourd’hui plus de 500 millions d’utilisateurs actifs sur Facebook.

Il démontre d’ailleurs dans un second article, et par l’exemple, comment fonctionne le bouton « J’aime » pour pomper toutes vos visites sur les sites équipés du bouton (que vous cliquiez dessus ou pas, d’ailleurs). Il y renvoie également chacun – utilisateur comme éditeur de site – à ses responsabilités:

Les objectifs:

  • vous faire réfléchir en tant qu’utilisateur:
    • est-il juste que je reste connecté à Facebook quand je quitte le site pour aller vers un autre ?
    • Ne devrais-je pas plutôt me déconnecter systématiquement si je veux rester discret sur mes autres activités internautes face à Facebook?
    • Dois-je ne plus fréquenter certains sites si je veux préserver ma sphère privée sans devoir me déconnecter de Facebook
  • vous faire réfléchir en tant qu’éditeur de site(s) (si c’est le cas):
    • est-il juste et correct face à mes utilisateurs que je mette en place une mécanique qui délivre à Facebook l’intégralité de leur activité sur mon site sans les prévenir ?
    • Dois-je justement les en prévenir ?
    • Par ailleurs, le fait d’obtenir quelques publications sur le mur des utilisateurs ayant cliqué le bouton est-il une contrepartie équitable au fait que Facebook va pouvoir analyser nominativement l’intégralité de mes pages équipés de ce bouton ou des plugins  sociaux ?

Voilà donc plein de bonnes raisons d’installer au plus vite cette extension (développée en un seul jour par un ingénieur Google bossant sur Chromium, bravo!).

2 commentaires

[...] savez, si vous lisez ce blog ou me suivez sur Twitter, à quel point je me méfie de Facebook. Il va donc sans dire que je ne [...]

[...] des verrues destinées à traquer vos faits et gestes à votre insu. J’avais souligné le fonctionnement des boutons “I like” de Facebook il y a plus d’un an et demi déjà. Mais Twitter n’est pas en reste (même si, en ce [...]

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