Free my feed est un petit service qui va vous permettre de vous abonner à des flux RSS protégés (en anglais, authenticated feeds) dans votre agrégateur préféré même si celui-ci ne permet pas de le faire nativement. Prenons un exemple pour être plus clair:

Gmail fournit un flux RSS – https://mail.google.com/mail/feed/atom/ – affichant les derniers messages non-lus de votre boite de réception. Ce flux est évidement protégé (à l’aide du login et mot de passe de votre compte Google) et nécessite donc que votre lecteur de flux supporte l’authentification, comme:

  • votre navigateur: la fonctionnalité Live Bookmark de Firefox, par exemple, permet, à condition que vous soyez connecté à votre compte Gmail, de vous abonner au flux correspondant,
  • certains agrégateurs en version Desktop (listés par Google comme supportant Gmail),
  • certains agrégateurs en ligne, comme Netvibes,

Netvibes, flux protégé

Mais malheureusement, de nombreux lecteurs de flux RSS ne proposent pas cette fonctionnalité (comme Google Reader, par exemple). C’est là que Free my feed intervient, puisqu’il vous propose tout simplement de dé-protéger n’importe quel flux. Sur le site, vous saisissez juste l’adresse du flux d’origine, le login et le mot de passe permettant d’y accéder et vous obtiendrez en retour un nouveau flux totalement dé-protégé que vous pourrez ajouter sous Google reader sans problème.

Free my feed

Alors, ça parait génial et très pratique comme ça, mais il faut tout de même prendre 2 choses en considération:

  • il est généralement déconseillé de communiquer vos informations de connexion sur un autre site que celui d’origine (même si dans le cas présent, ces informations ne sont pas conservés sur le serveur),

Usernames, passwords, feed URLs and feeds are never stored on the server. Usernames, passwords and feed URLs are only parsed from the alternate URL to retrieve your RSS feed on the fly from the original source and then are discarded.

  • évidemment, ne jamais communiquer l’adresse du flux dé-protégé à qui que ce soit, mais surtout bien vous assurer que vous ne partagez pas certains flux automatiquement via votre agrégateur (en cette période de social-networking avancée, certains paramètres par défaut peuvent être terribles d’un point de vue « sécurité »)

A utiliser avec prudence donc, et en toute connaissance de cause si vos données sont « sensibles ».

Annoncée voilà quelques semaines, la fonctionnalité offline de Google Docs, grâce à l’extension Google Gears, m’est enfin accessible. J’ai donc testé pour vous et réalisé quelques captures d’écran pour en présenter le fonctionnement. Enjoy!

  • Après avoir cliqué sur le lien « Offline » apparaissant en haut à droite de l’écran, l’installation du mode déconnecté est proposée,

Google Docs, install offline acces

  • L’indispensable phase Sécurité arrive ensuite avec l’autorisation d’utiliser Google Gears pour la synchro,

Google Docs Offline, security warning

  • Automatiquement, Google Docs commence à synchroniser les documents pour l’accès offline,

Google Docs, synchronizing documents

  • C’est synchronisé; le mode offline est désormais possible,

Google Docs, synchronized

  • Quelques settings possibles: ajout d’une icône vers Google Docs sur votre bureau et désactivation du mode offline,

Google Docs, offline access settings

  • A partir de là, vous pouvez couper votre connexion réseau, vos documents restent accessibles directement dans votre navigateur en vous connectant à l’adresse https://docs.google.com. Exemple ci-dessous, avec l’édition d’un document en mode déconnecté. Notez l’entête du document qui ne laisse aucun doute sur le mode actuel,

Google Docs, editing in offline mode

  • On notera qu’en mode offline, la création de nouveaux documents n’est pas possible (menu grisé). On notera aussi la mention « Edited offline » devant un document qui vient d’être modifié,

Google Docs, offline mode

  • L’icone disponible en haut à droite permet de vérifier votre statut, de modifier vos settings et de tenter une reconnexion,

Google Docs, offline status

  • Aussitôt la connexion au réseau rétablie, les documents se synchronisent automatiquement. Rien de plus simple.

Google Docs, synchronizing

C’est vraiment la fonctionnalité indispensable pour une utilisation au quotidien. J’utilisais déjà beaucoup Google Docs, mais là, ça devient vraiment très pratique – plus besoin de s’assurer d’avoir une copie offline de vos documents. Allez, Monsieur Google, encore un petit effort pour ajouter la même fonction à Google Calendar, et tout sera parfait dans le meilleur des mondes.

15 avril 2008

L’art du générique

Parce que les génériques de films ou de séries TV sont parfois de vraies oeuvres d’art à part entière, le blog The art of the title sequence vous propose de les visionner et de le re-visionner à loisir… De quoi tuer de nombreuses heures pour les passionnés.

The art of the title sequence, le blog

Trevor Davis a publié un article très utile pour tous les designers web dans lequel il détaille, exemples à l’appui, 6 techniques CSS indispensables dont voici la liste:

  1. Fixer la taille de base de votre police de caractère
    En positionnant votre font-size dans la balise body à 62.5% (soit 10px pour 1em), vous vous facilitez la vie: 1.2em = 12px, 1.4em = 14px, etc…
  2. Supprimer toutes les marges par défaut
    Certaines balises ayant des marges (et/ou padding) pré-définies, le meilleur moyen pour contrôler totalement votre design est de toutes les ramener à 0 dans un premier temps.
  3. Positionner un float pour clearer un float
    Technique indispensable pour bien gérer ses colonnes avec des div.
  4. Remplacement d’un texte par une image
    Si vous utilisez une image en header par exemple, mais que vous souhaitez qu’un texte s’affiche à la place dans le cas où les images sont désactivées (ou lors d’un CSS naked day), alors cette technique est faite pour vous.
  5. Fausses colonnes
    A utiliser en complément du point #3 pour donner l’impression que toutes les colonnes sont de la même hauteur.
  6. CSS Sprites
    Permet de faire des rollovers d’images en n’appelant (donc ne chargeant) qu’une seule image depuis le serveur (le principe étant d’afficher des morceaux différents de la même image au passage de la souris).

J’utilisais déjà une bonne partie de ces techniques qui sont parmi les plus élémentaires lorsqu’on commence à jouer avec les CSS, mais c’est un bon mémo pour les habitués et une bonne base pour les débutants. N’hésitez pas à aller y jeter un coup d’oeil et consultez les exemples ainsi que les extraits de code, ça aide…

Et n’hésitez pas à partager en commentaire vos propres petits trucs.

Si comme moi, vous installez des Windows à la pelle pelleteuse, et que vous en avez marre de refaire sans arrêt les mêmes choses pendant et après l’installation, c’est à dire:

  • saisir les différents paramètres (utilisateurs, clef d’enregistrement, paramètres régionaux, réseau, etc..)
  • ajouter le service pack 2 (ou bientôt le 3),
  • mettre à jour certains logiciels (Windows Media Player 11, Internet Explorer 7, etc…),
  • supprimer le superflu (Outlook Express, MSN, etc…),
  • tuner un peu le système (ajout du patch Uxtheme.dll pour personnaliser le thème par exemple).

Alors, nLite est fait pour vous. Cette application, très user-friendly, va vous permettre de préparer tout cela une bonne fois pour toute, et de graver directement le résultat sur un CD/DVD bootable, pour faire votre distribution Windows customisée et personnalisée. Le gain de temps est évident. A classer dans les indispensables!

Quelques captures d’écran pour vous donner une idée de la simplicité de l’outil:

nLite, fenêtre principale

nLite, personnalisation de l\'installation

nLite, saisie des paramètres

nLite, graver le CD/DVD

Ah, j’allais oublier, nLite ne fonctionne que pour Windows XP. Mais si vous voulez faire la même chose pour Vista, c’est vLite qu’il vous faut.

vLite, nLite-like pour Vista

5 avril 2008

Computin’ in the rain

J’en ai pourtant vu beaucoup des catastrophes dans des salles machines, mais celle-là est balèze. Le mec qui a eu l’idée d’installer ces serveurs en contrebas d’une bouche d’aération doit être au chômage, aujourd’hui. Enjoy!

2 avril 2008

Le mot de passe idéal

Le site Password Meter propose de vérifier la force de protection d’un mot de passe, en lui attribuant une note sur 100 en fonction de différents critères assez pertinents, à mon avis. En effet, au delà des recommandations de base les plus évidentes (au moins 8 caractères de long, présence de lettres en minuscule ET majuscule, ainsi que de chiffres et de symboles), la note s’appuie sur des critères plus avancés permettant d’attribuer des points positifs ou négatifs à votre mot de passe, comme par exemple:

  • des chiffres ou des symboles au milieu plutôt qu’au début ou à la fin (positif),
  • un nombre de caractères important (positif),
  • des lettres minuscules consécutives (négatif),
  • des chiffres consécutifs et/ou séquentiels (négatif),
  • etc…

Partant de ces principes et après de longues heures de délibération avec moi-même, je vous ai généré le mot de passe idéal, vous mettant une bonne fois pour toute à l’abri des attaques des vilains hackers. Servez-vous, c’est cadeau et n’hésitez pas à laisser un commentaire si ce mot de passe vous est utile (merci de préciser sur quel service web pour faciliter la tache des pirates, dont le hobbie déjà assez difficile comme ça).

h4’Y8uX\k

Ci-dessus: le mot de passe idéal

Alors oui, bien sûr, je plaisante, mais ça n’empêche que ce type de mot de passe est évidemment bien plus efficace que toto1 (que celui qui n’a jamais utilisé toto1, ou équivalent, comme password, me jette la première pierre). Mais ça présente aussi un certain inconvénient: comment le mémoriser ? (je rappelle qu’il est inutile stupide d’avoir un SUPER mot de passe comme celui-indiqué ci-dessus et de l’inscrire sur un Post-it™ collé sur le coté de votre écran pour ne pas l’oublier).

Alors, dans un élan de générosité absolu, je vous donne mon truc à moi pour avoir des mots de passe suffisamment complexes pour vous assurer une bonne protection tout en étant très facilement mémorisables. Ma technique ? Les répliques de films. Hein ? me répondrez-vous… Choisissez une réplique de film et ne prenez que les initiales de chaque mots, ajoutez à ça la ponctuation et un peu de leet speak et vous obtenez des mots de passe tout à fait mémorisable puisqu’il suffit de se souvenir de la réplique du film.

Mais, prenons un exemple pour être plus clair: la célèbre réplique de Star Wars « Luke, I’m your father. » donne le mot de passe L,1’myf. qui obtient un très correct 90% sur Password Meter.

J’espère que ce petit truc pourra vous être utile pour avoir de meilleurs passwords, mais quoi qu’il en soit, n’oubliez pas la règle qui veut qu’en matière de mot de passe (comme dans d’autres domaines parait-il): plus c’est long, plus c’est bon.

Et vous, votre technique pour les mots de passe ?

On s’amuse bien chez Google Australie, leur poisson d’Avril est excellent. Le concept ? Search tomorrow’s web, today! En gros, si vous voulez connaitre les résultats du Loto ou du prochain match de foot, il suffit d’utiliser leur moteur de recherche gDay, basée sur une technologie révolutionnaire sobrement intitulée MATE™ (Machine Automated Temporal Extrapolation), qui leur permet de chercher du contenu sur Internet avant même qu’il ne soit créé.

gDay, Search tomorrow\'s web, today!

J’adore ce genre de délire! Et il faut lire les commentaires des soit-disant utilisateurs, sur la même page, tout aussi excellents:

“This is old news. I read about this announcement yesterday on Google.” Sally, WA

[Update] Et pour rester dans le même genre, j’ajoute aussi une nouvelle fonctionnalité sur Gmail intitulée « Gmail Custom Time » qui permet d’envoyer des mails anti-datés afin qu’ils apparaissent dans l’ordre chronologique dans la boite de réception du destinataire (avec la possibilité qu’ils soient même déjà marqués comme lu). Ainsi, on ne pourra plus vous accuser d’avoir répondu trop tard à un mail très important.

Gmail Custom Time

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