Pour commencer et que les choses soient claires, petite définition de l’utilisabilité selon Wikipedia:

L’utilisabilité ou usabilité est définie […] comme « le degré selon lequel un produit peut être utilisé, par des utilisateurs identifiés, pour atteindre des buts définis avec efficacité, efficience et satisfaction, dans un contexte d’utilisation spécifié ».
Les critères de l’utilisabilité sont :

  • l’efficacité : le produit permet à ses utilisateurs d’atteindre le résultat prévu ;
  • l’efficience : atteint le résultat avec un effort moindre ou requiert un temps minimal ;
  • la satisfaction : confort et évaluation subjective de l’interaction pour l’utilisateur.

Que vous ayez ou pas déjà touché un système sous Windows Vista, vous avez certainement entendu parler de son interface utilisateur usant et abusant des effets 3D et de transparence (la transparence, d’ailleurs, un sujet intéressant sur lequel je reviendrais dans un prochain billet). Un exemple parlant: Windows Flip 3D, qui est le remplaçant du bon vieil ALT+TAB de Windows XP.

Windows Flip 3D, l'interface

Si l’idée est bonne, le résultat au niveau utilisabilité est médiocre. Revenons sur la capture d’écran ci-dessus:

  • les fenêtres sont empilées les unes sur les autres, seule une infime partie de chaque application reste visible et rend difficile leur identification, de même que leur sélection par un click direct sur la zone,
  • même si une rotation de la molette de la souris permet de faire défiler les fenêtres, il faut parcourir l’ensemble des vues ouvertes, une par une, pour trouver la bonne,
  • l’inclinaison des fenêtres pour donner l’effet 3D déforme le texte et rend l’identification par le nom de la fenêtre délicat (ok, je cherche la petite bête, mais je m’explique plus bas)

Dans son soucis d’impressionner l’utilisateur (gue-guerre Apple/Microsoft oblige) sans d’abord penser à l’ergonomie, Microsoft nous sert ici un outil qui ne respecte donc pas les critères d’utilisabilité, ce qui est rédhibitoire en ce qui concerne Flip3D car il ne remplit pas sa fonction première: nous faire gagner du temps (les accros au ALT+TAB comprendront).

Pour comparer, l’outil Exposé disponible sur Mac OS X répond au même besoin d’une bien meilleure façon:

  • les fenêtres des applications ouvertes sont toutes visibles en même temps
  • un passage de la souris sur une fenêtre affiche en surimpression le nom de l’application en question permettant de l’identifier simplement et rapidement avant de la sélectionner
  • je ne suis pas un expert OSx donc si les Mac users veulent ajouter des points en commentaire, qu’ils se lâchent…

Exposé, l'interface

Ok, le constat est fait… alors voyons ce que propose Vista si Flip3D ne convient pas: ah oui, il y a Windows Flip (sans 3D donc…) qui se révèle être un ALT+TAB amélioré (des vignettes des fenêtres là où l’on n’avait qu’une icône de l’application sous XP). Sauf que Windows Flip utilise Windows Aero pour générer les vignettes et n’est donc disponible que sur les éditions les plus gourmandes de Vista. Hé ben, tout ça pour ça…

Windows Flip, l'interface

Alors, quelle est l’alternative ? Switcher sur Mac (Mox™, hé hé) ou rester sur XP. Oui, oui, sur XP, on peut faire aussi bien:

  • SmallWindows, un Exposé-like très très très léger (300ko), open-source, ne nécessitant aucune installation et fonctionnant plutôt bien (pas complètement exempt de bugs, mais le code source est dispo pour les plus courageux). Il suffit d’une combinaison de touches (Win+F12, malheureusement pas configurable) ou de positionner la souris en haut et au milieu de l’écran pour activer l’effet. Petit plus, la recherche parmi les fenêtres en tapant « s » puis le nom de l’application. Et si vous tenez à vous rapprocher au maximum du fonctionnement d’Exposé, il faut soit recompiler le code (good luck), soit tout simplement utiliser AutoHotkey pour re-mapper Win+F12 vers F9 (quoi ? vous n’utilisez pas AutoHotkey ? honte à vous! ok, j’y reviendrais dans un prochain billet…)

SmallWindows, l'interface

Cliquez sur l’image pour la voir en grand

PS: Je ne suis absolument pas anti-Microsoft, loin de là. Je n’ai pas de Mac et j’ai même une Xbox360 que je n’échangerai contre aucune PS3/Wii, mais c’est un autre débat…

NetDrive, utilitaire (dont le développement est malheureusement arrêté mais dont la documentation en ligne reste disponible) de chez Novell, peut grandement vous simplifier la vie. En effet, il va vous permettre d’accéder à un ou plusieurs sites FTP (mais aussi SFTP, iFolder ou WebDAV) comme à n’importe quel disque dur directement via un lecteur apparaissant dans votre Poste de Travail Windows.

NetDrive, l'interface

Pour cela, il suffit de lancer l’utilitaire, de configurer l’accès au site FTP (adresse, login, mot de passe…) puis de choisir la lettre de lecteur souhaitée pour le mapping. Un click sur Connecter et le lecteur apparait dans l’explorateur Windows. A vous les joies du glisser/déposer comme vous le feriez sur n’importe quel disque dur.

Alors évidemment, ça ne vaut pas un bon vieux client FTP, genre FileZilla, mais ça se révèle très pratique à l’usage, plusieurs sites pouvant être connectés simultanément, et de façon automatique dès le démarrage du système. Je pense que ça peut surtout trouver son intérêt pour synchroniser automatiquement ses données sur un site distant (via une application tierce pour la synchro répertoire/répertoire, par exemple le très simple et léger SyncToy).

Ah, oui, j’oubliais… Pour Mac OS X, la même chose existe, ça s’appelle MacFusion

Via: Lifehacker

20 septembre 2007

Arrêt sur images…

Rien à voir avec feu l’émission de Daniel Schneidermann, peut-être prochainement ressuscitée online, dont tout le monde parle en ce moment. Non, il s’agit juste ici de vous faire partager quelques images insolites trouvées par-ci par-là, au fil de mes pérégrinations sur le web.

  • Les développeurs des commandes Unix ont l’esprit pervers tordu. En tout cas, Un*XXX semble être le script idéal…

Un*XXX shirt

  • Voila de quoi faire enrager quelques personnes chez AT&T…

free iPhone unlocking

  • Que se passe-t’il si vous faites Pomme+A Cmd+A dans le dossier Applications sur Mac OS X et que vous double-cliquez malencontreusement ? Et bien, toutes les applications s’ouvrent en même temps. Bon, 12 minutes tout de même sur un MacBook Pro 2.33Ghz avec 3Go de mémoire, mais ça ne plante pas. Qui essaye sur Windows pour voir ?

OS X multi-taches ?
(cliquez sur l’image pour la voir en grand)

[Edit: La solution décrite ci-dessous ne permet pas de visualiser son agenda lorsqu’on n’est pas connecté à Internet. Seul intérêt, la synchronisation bi-directionnelle Google Agenda/Thunderbird+Lightning pour ceux qui préfèrent un outil desktop plutôt que l’interface web pour mette à jour leur planning]

J’utilise Google Agenda (aka Calendar) depuis qu’il existe, et j’en suis pleinement satisfait. Seul inconvénient majeur, tant que Google Gears ne le prend pas en charge, il ne fonctionne qu’en mode connecté. Autrement dit, pas d’accès internet = pas de visibilité sur mon agenda.

Il me fallait donc trouver une solution pour le synchroniser facilement sur une application desktop afin de pouvoir consulter mon planning même lorsque je suis offline. Cette solution s’appelle Lightning (le module agenda pour Thunderbird) à laquelle on ajoute une extension spécifique pour Google Agenda. C’est l’idéal: enfantin à mettre en œuvre et la synchronisation est automatique et dans les 2 sens (que vous ajoutiez un évènement sur Google Agenda ou sur Lightning, il sera automatiquement répercuté sur l’autre).

Mode d’emploi en images:

  1. Télécharger l’extension Lightning pour Thunderbird: click droit sur le lien de téléchargement et enregistrer le fichier
  2. Installer l’extension sous Thunderbird:
    • Menu Outils, puis Modules Complémentaires
    • Cliquer sur Installer… et sélectionner le fichier avec l’extension .xpi précédemment enregistré
  3. Télécharger l’extension Provider for Google Calendar qui ajoutera à Lightning l’option de synchronisation avec Google Agenda:
    • Menu Outils, puis Modules Complémentaires
    • Cliquer sur Installer… et sélectionner le fichier avec l’extension .xpi précédemment enregistré

    Thunderbird extensions

  4. Une fois les extensions ci-dessus installées sous Thunderbird, on obtient ceci (cliquer sur l’image pour la voir en grand):
    Thunderbird Lightning
  5. Dans le panneau latéral, selectionner l’onglet Agendas et cliquer sur Nouveau:
    Lightning nouveau
  6. Selectionner Sur le réseau:
    Lightning - Sur le réseau
  7. Récupérer l’adresse XML de votre calendrier sous Google Agenda:
    • Cliquer sur la flèche à droite du nom du calendrier pour dérouler le menu et sélectionner Paramètres de l’agenda:
      Google Agenda - Paramètres
    • Cliquer sur l’icône XML dans la partie Adresse URL privée:
      Google Agenda - xml
    • Récupérer l’adresse fournie (click droit, puis Copier…):
      Google Agenda - xml link
  8. Sélectionner Google Calendar, puis coller l’adresse précédemment récupérée dans le champ Emplacement:
    Lightning - Google Agenda
  9. Choisir un Nom et une Couleur pour ce nouvel agenda:
    Lightning - Nom
  10. Saisir le nom d’Utilisateur et le Mot de passe du compte Google Agenda et cocher l’option Use Password Manager to remember these values: Lightning - Login
  11. Cliquer sur Terminer et vérifier l’ajout du nouvel agenda dans le panneau latéral:
  12. Lightning - Agendas

  13. Et voilà, il ne reste plus qu’a ajouter un évènement sur Google Agenda:
    Google Agenda - Evènement
  14. Puis vérifier qu’il est automatiquement synchronisé sur Thunderbird/Lightning (note: la réciproque est vraie):
    Lightning - Evènement

Et voila comment Thunderbird devient tout aussi pratique qu’Outlook pour la partie Agenda. Ah, oui, j’oubliais, tout ceci marche aussi exactement de la même façon avec Sunbird, la version autonome (sans Thunderbird) du calendrier Mozilla.

18 septembre 2007

Google Presentation est arrivé

Google Presentation, dans le menu Google DocumentsSi vous vous rendez sur Google Documents et que vous cliquez sur Créer, vous pourrez accèder au nouvel outil (équivalent Powerpoint) de la suite bureautique Google, le bien nommé Présentation. Première capture d’écran ci-dessous.

Google Presentation

Cliquez sur l’image pour la voir en grand

16 septembre 2007

Blogger Play, le diaporama infini

Lorsque Blogger a lancé son système d’upload de photos il y a 2 ans, un employé avait développé une page web permettant à l’équipe de visualiser en temps-réel les photos qui étaient uploadées. Ce petit outil n’était jusque là disponible qu’en interne chez Google. Jusqu’a aujourd’hui, où l’on apprend sur BloggerBuzz la sortie de Blogger Play.

Blogger Play

Le principe est simple, un diaporama sans fin des images téléchargées en temps-réel sur Blogger pour alimenter les differents blogs. L’interface est sommaire mais efficace: play, pause, photo précédente, photo suivante et réglage de la vitesse de défilement. En cliquant sur l’image, vous vous rendez sur le blog correspondant et sinon, une option permet d’afficher un aperçu de l’article correspondant directement dans Blogger Play. Et pour bien faire, les images sont filtrées pour éviter tout contenu susceptible de heurter les plus jeunes.

Alors évidemment, ça ne sert à rien, mais comme je le dis fréquement, ce qui est inutile est souvent totalement addictif. Personnellement, je trouve ça passionnant.

Amusant cet article sur Cracked.com qui reprend certains des plus grands mythes véhiculés par Hollywood sur ce qu’il est possible de faire avec un ordinateur. Sont passés à la moulinette moqueuse: Die Hard 4, Opération Espadon, Traque sur Internet, WarGame et Independance Day

  1. You Can Blow Up Shit At Will – With Hacking
  2. Hacking Will Let You Steal Any Damned Thing You Want
  3. Your Personal and Social Life Can Be Permanently Dismantled By People Who Know Stuff About Computers
  4. A Computer Might Become Self-Aware At Any Moment
  5. Computers Can Talk to Goddamned UFOs

Après avoir expliqué la position scénaristique sur l’utilisation de l’informatique dans chacun des films, l’auteur explique pourquoi c’est ridicule et ce qu’il se passe dans la vraie vie.

Je vous invite à lire l’article dans sa totalité, ça mérite, mais en voici quelques morceaux soigneusement choisis.

A propos de Traque sur Internet:

In Real Life …
The hackers would first go right for her MySpace, filling it with tons of gay porn. Then, upon figuring out that her online banking password was “PASSWORD” they would “steal her identity” in the sense that they would use her credit card to buy tons of anime porn DVDs. The final act of this drama would be Bullock cancelling the card by filling out several forms while sighing in annoyance.

Also, we notice that Sandra Bullock’s character is portrayed as a hopeless loner. In the real world, a computer geek who was female and looked like Bullock would have approximately 375 male “friends” orbiting around her on a daily basis, staring hungrily each time she turned her back and always trying to surreptitiously smell her hair.

A propos d’Independence Day:

Why It’s Ridiculous:
This is difficult to wrap our minds around. The aliens in Independence Day were not only thousands of years ahead of us technologically, but also were an entirely different species. Therefore, Goldblum’s feat was the equivalent of colony of baboons in the Congo hacking into CitiBank using tree bark and clumps of their own feces.

Independance Day

But of course, there is exactly one reason why the aliens were defeated by a PowerBook in Independence Day: because Apple paid for it as part of the product placement. Yes, my friends, the entire plot culminated in an advertisement, and one you paid to see.

Quoi ? Vous n’avez jamais entendu parlé de BioShock ? Ok, petit rappel des faits pour ceux du fond qui ne suivent pas:

Sur Gamekult

Bioshock sur Gamekult

Sur Micromania

Bioshock sur Micromania

Sur JeuxVideo.fr

Bioshock sur JeuxVideo.fr

Sur XboxGamer

Bioshock sur XboxGamer

Sur Xbox Mag

Bioshock sur Xbox Mag

Sur Xbox-360.fr

Bioshock sur Xbox-360.fr

Bref, LE FPS du moment sur Xbox 360. Si vous êtes équipé de cette machine, ce jeu doit faire partie de votre ludothèque.

On apprend donc aujourd’hui via 2K-Games, l’éditeur, que la démo du jeu disponible sur le Marketplace Xbox LIVE a franchi la barre des 1 millions de téléchargements en seulement 1 mois, ce qui établi un nouveau record dans le domaine. Ca annonce des chiffres de ventes pharaoniques pour ce titre, qui semble amplement le mériter. En tout cas, avec moi, ça fait +1.

Allez, petit cadeau ci-dessous avec le trailer du jeu. Pour les vidéos in game, comme d’habitude, c’est sur Gamersyde.com.

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