A propos
Fabien, Data Storage Specialist. Dépendant au minimalisme et aux nouvelles technologies (non, ce n’est pas incompatible, bien au contraire). Marié et père de 2 enfants. Une barbe de trois jours, tous les jours (et c’est beaucoup de boulot!).
Ce blog sans prétention se veut une sorte de bookmark sur lequel je parle de tout ce je trouve d’utile, pratique, beau, intéressant, fun ou encore instructif au fil de mes balades sur le web, pourvu que ça ait un rapport avec les nouvelles technologies et/ou l’informatique (on ne se refait pas, que voulez-vous!). C’est donc d’abord pour moi que je le fais, très égoïstement, mais pourquoi ne pas vous le faire partager, après tout… Le reste du temps, je suis présent sur Twitter, un peu sur Tumblr et aussi, en images sur tadaa.
Un an tout juste après ma naissance (coïncidence? je ne pense pas…), Joseph Weizenbaum faisait une description assez juste de ce qu’on appelle un nerd aujourd’hui. Si tu le couples avec mon coté geek bien prononcé, tu obtiens une description assez juste du personnage.
Partout où les centres informatiques ont vu le jour, c’est-à-dire un peu partout aux Etats-Unis, ainsi que pratiquement dans toutes les régions industrialisées du monde, de jeunes hommes brillants à l’apparence négligée, les yeux souvent rouges et cernés peuvent être aperçus assis devant leurs consoles informatiques, leurs bras endoloris, les doigts prêts à frapper les diverses touches, sur lesquelles toute leur attention semble portée, tel un joueur de casino sur les dés en mouvement. Quand ils ne sont pas transis devant leur machine, on les trouve devant des tas de feuilles d’impression de leurs travaux, plongés dans leurs pensées comme des étudiants sur un texte cabalistique. Ils travaillent jusqu’à s’écrouler, vingt, trente heure durant. Leur nourriture, s’ils y pensent, leur est apportée: café, coca-cola, sandwichs. Si possible, ils dorment sur des lits de fortune près de leur ordinateur. Mais seulement pour quelques heures, avant de revenir à leurs écrans et leurs impressions. Leurs habits froissés, leurs faciès crasseux et mal rasés, et leurs cheveux hirsutes témoignent tous du manque de soin qu’ils portent à leur corps et au monde dans lequel ils vivent. Ils existent, c’est le moins que l’on puisse dire, uniquement par et pour leurs ordinateurs. Ils sont des clochards de l’informatique, des programmeurs invétérés. Ils sont devenus un phénomène mondial.
– Joseph Weizenbaum, 1977.