12 octobre 2014

Facebook’s DNA

Facebook développerait une application permettant à ses utilisateurs d’interagir de façon anonyme. Mouahaha !

Om Malik réagit sur son blog dans un article intitulé A Perception of Anonymity:

That headline around that news essentially made me choke on my morning tea. The combination of Facebook and anonymity is as awkward as the marriage of Michael Jackson and Lisa Presley — farcical, comic and an act undertaken for the express purpose of deceit. Anonymity and privacy are not part of Facebook’s DNA.

[…]

At the end of the day, Facebook is in the business of collecting as much data and information as possible about everyone. It is about knowing every minute detail about your daily activity.

[…]

Facebook, for now collects that data to inform its system to push advertising to us — on its own website, in apps and now elsewhere on the web. Tomorrow that data will be used to push commerce transactions in apps like Facebook Messenger and What’s app. Data is the atomic unit of Facebook’s plan. It cannot walk away from it and it cannot live and survive without it.

Rien à ajouter. Tout est dit.

4 octobre 2014

L’iPhone 6

15 jours avec l’iPhone 6 entre les mains et comme une envie de partager ici mon sentiment sur ce nouveau millésime d’Apple.

Je jette mes idées par thème, de ce qui saute aux yeux en premier jusqu’aux détails plus subtils.

L’écran

Il est grand, très grand (et ce n’est que le modèle 4,7"). C’est un plus pour plein d’usages, je pense notamment à la saisie sur clavier nettement facilitée par la plus grande largeur des touches, ou la visualisation d’images et de vidéos, très agréable sur cet écran à la luminosité et au rendu des couleurs impeccables. On s’habitue très vite au confort de cette taille d’écran et le retour sur un iPhone 5/5s, fait paraître ce dernier vraiment tout petit.

Toutefois, encore beaucoup de frustration dans l’utilisation des nombreuses applications qui n’ont pas encore été mises à jour pour la nouvelle résolution de l’iPhone 6: tout apparaît zoomé et pixelisé, donc moche. Il y a un gros retard chez les développeurs de ce côté-là, même si ça tend à s’accélérer ces derniers jours.

Dernier grief, comme je le craignais, l’utilisation à une main devient délicate, nécessitant de nombreuses fois de réajuster sa prise pour tendre le pouce. Pas impossible, mais il est clair qu’atteindre certaines zones de l’écran du bout du pouce relève de la gymnastique.

iPhone Thumb zones lineup

Cet article sur Quartz montre bien les zones les plus difficiles d’accès, comme le haut à gauche de l’écran (pour un droitier) qui se trouve être l’endroit où se situe généralement les boutons de navigation dans les apps, rendant cette dernière particulièrement délicate. Repenser le design de certaines applis sur l’iPhone 6 pourrait être un mal nécessaire et je ne doute pas que certains développeurs iOS s’y emploient déjà. Bien sûr, en attendant, il reste toujours l’astuce du double-tap sur le bouton home qui permet de faire descendre la totalité de l’écran d’un tiers vers le bas, mais à l’usage quotidien finalement peu pratique (certainement juste une question d’habitude à prendre).

Le design

Magnifique (en gris sidéral, pour ma part). Et pourtant, d’abord peu emballé par le design lorsque les premiers leaks ont fait surface et même lors de sa présentation officielle durant la Keynote ou en photo sur le site web d’Apple. Les images ne retranscrivent pas bien du tout la beauté de l’objet. Une fois en main, son design est comme une évidence. L’iPhone 6 est beau et fin. Très fin. Pour comparer, le contraste de finesse entre le 5s et le 6 me fait le même effet que le contraste de poids entre le 4s et le 5. Et le retour des bords arrondis le rend très agréable en main (mais beaucoup plus glissant aussi, je me suis déjà fait de nombreuses frayeurs en 15 jours, attention !). J’ai toujours regretté les arrondis des premières générations d’iPhone (jusqu’au 3GS) même si niveau élégance, les iPhone 4 à 5s sont indétrônables.

Autre détail qui m’avait échappé sur les photos, le léger arrondi sur les bords de l’écran en lui-même. C’est tout simplement splendide et une idée de génie: ça donne à l’appareil lorsqu’il est posé sur une table comme une forme de goutte d’eau posée sur une surface imperméable. En plus d’être beau, ça donne à l’écran l’impression d’être sans fin.

Découlant évidemment de la taille de l’écran, soulignons que question encombrement, il tient parfaitement dans ma poche de devant (sa place attitrée), comme tous les modèles précédent et que sa finesse le fait oublier rapidement (bien plus que les modèles anguleux depuis le 4 jusqu’au 5s). Mais on est aux limites, le 6+ de 5,5" ne me conviendrait clairement plus ici.

Subtil déplacement du bouton mise en veille qui passe du dessus de l’appareil au côté droit permettant ainsi de l’atteindre facilement du pouce sans avoir à ajuster sa prise en main pour l’éteindre rapidement. Malin ! Bon, ceci-dit, pas toujours: en mode photo, je tiens l’iPhone à l’horizontal entre pouce et index. Lorsque l’index appuie sur le bouton de prise de vue, le pouce appuie parfois par mégarde sur le bouton de veille.

L’appareil photo

Je ne suis pas un professionnel de la photo, loin de là, même. Mais je prends toutes mes photos à l’iPhone depuis 6 ans maintenant. Et à chaque génération d’iPhone, Apple fait un énorme bond en avant dans la qualité du capteur et sans faire la course idiote aux mégapixels. L’iPhone 6 ne déroge pas à la règle, la qualité des photos est juste démentielle et DxOMark ne s’y trompe pas en comparant les 2 derniers bijoux d’Apple à la concurrence. Et même la différence avec le 5s pourtant déjà d’excellente facture est flagrante, notamment dans les lieux sombres. Lisa Bettany sur le blog de tap tap tap propose un excellent comparatif des appareils photo de toutes les générations d’iPhone, mettant bien en évidence l’évolution de qualité.

Comparatif appareil photo iPhone

Revenons un peu sur le design concernant le capteur photo qui dépasse de la coque. C’est très loin d’être gênant, et même très loin de ce que j’imaginais. On l’oublie instantanément et il est si peu proéminent que même à plat sur une table, l’iPhone n’a pas l’air d’avoir cette excroissance. C’est juste un signe qu’Apple ne fait pas de compromis: on n’épaissit pas l’iPhone pour cacher la proéminence et on ne dégrade pas la qualité du capteur pour qu’il tienne dans la fine coque. Sage décision.

Le reste

Le vibreur est nettement plus sensible. Plus doux mais plus fort. Je le sens bien mieux dans ma poche.

Côté autonomie, c’est un poil mieux que le 5s. Une journée sans charge sans difficulté, avec une utilisation normale. Mais pas miraculeux non plus. Il est clair que l’iPhone 6+ doit s’en tirer bien mieux encore.

La puissance de la bête fait aussi un bond, même si c’est assez difficile d’en juger dans l’utilisation quotidienne de mes applis (comparé, encore une fois, à l’iPhone 5s qui s’en sortait déjà très bien). Seuls certains jeux exploitant les capacités du moteur de l’iPhone 6 permettent de se rendre compte de la puissance contenue dans un si petit appareil.

La conclusion

Un grand cru Apple, assurément, que cet iPhone 6, qui répond à mes attentes en terme de classe, de qualité et de puissance. Ma seule inquiétude, concernant sa grande taille et son utilisation d’une main, est balayée par la beauté de l’écran, l’excellence du capteur photo et la vélocité de son moteur. Encore un peu de temps pour que l’ensemble des applications mettent à profit cette nouvelle machine, mais je ne doute pas que le succès assuré de ce millésime accélère le rythme des mises à jour.

Je l’avoue, cet article n’a probablement aucun intérêt pour vous, je l’écris juste pour moi. Parce que j’ai besoin de noter la méthode quelque part pour ne pas avoir à la chercher à nouveau la prochaine fois que j’aurais besoin de synchroniser les 3 Freeplugs dont je dispose chez moi (1 pour le Freebox Server et 1 pour chacun de mes 2 Freebox Player).

  1. Brancher tous les Freeplugs sur une même multi-prise. Il n’est pas utile de les connecter sur les Freebox ou autre équipement, les alimenter électriquement suffit pour cette manip’. Il n’est d’ailleurs même pas utile de les connecter sur la même multi-prise, c’est juste pour éviter de cavaler aux 4 coins de la maison (bon, si t’habites un studio, la question ne se pose pas).
  2. Appuyer pendant 15 secondes sur le voyant lumineux de chaque boitier, l’un après l’autre.
  3. Si tout va bien, chaque Freeplug affiche désormais un voyant rouge fixe.
  4. Appuyer 3 secondes sur l’un des Freeplugs, puis 3 secondes sur le second.
  5. Attendre que les 2 voyants se stabilisent au vert.
  6. Appuyer à nouveau 3 secondes sur le premier Freeplug, puis 3 secondes sur le dernier (celui qui est encore rouge).
  7. Attendre que les 2 voyants se stabilisent au vert à nouveau.
  8. Répéter les opérations 6 et 7 pour chacun des autres Freeplugs (si plus de 3).
  9. A ce stade, tous les boitiers sont synchronisés et peuvent être débranchés puis rebranchés dans les différentes pièces de la maison, et les équipements (Freebox Server, Player ou autres) connectés dessus.

Notez que dans la boutique en ligne sur l’espace Abonné Free, il est possible de commander des Freeplugs supplémentaires. Bon, ce ne sont pas les plus rapides (200Mbps) ni les moins chers du marché (39,99€ l’unité ou 59,99€ les 2) mais ils ont le mérite de bien s’appairer avec votre(vos) Freeplug(s) existants. Utile pour interconnecter en CPL, en plus de la Freebox, de nombreux autres équipements dans toute la maison (dans mon cas, par exemple, j’ai étendu mon réseau wifi en connectant une Airport Extreme sur l’un 3 des Freeplugs).

Mathew Honan s’est prêté à une expérience amusante, bien qu’un peu flippante, pour Wired, en likant tout ce qu’il voyait passer sur son Facebook pendant 48h, peu importe qu’il aime réellement ou pas, afin de voir de quelle manière cela affecterait le contenu de son News Feed.

See, Facebook uses algorithms to decide what shows up in your feed. It isn’t just a parade of sequential updates from your friends and the things you’ve expressed an interest in. In 2014 the News Feed is a highly-curated presentation, delivered to you by a complicated formula based on the actions you take on the site, and across the web. I wanted to see how my Facebook experience would change if I constantly rewarded the robots making these decisions for me, if I continually said, “good job, robot, I like this.” I also decided I’d only do this on Facebook itself—trying to hit every Like button I came across on the open web would just be too daunting. But even when I kept the experiment to the site itself, the results were dramatic.

[…]

My News Feed took on an entirely new character in a surprisingly short amount of time. After checking in and liking a bunch of stuff over the course of an hour, there were no human beings in my feed anymore. It became about brands and messaging, rather than humans with messages.

Likewise, content mills rose to the top. Nearly my entire feed was given over to Upworthy and the Huffington Post. As I went to bed that first night and scrolled through my News Feed, the updates I saw were (in order): Huffington Post, Upworthy, Huffington Post, Upworthy, a Levi’s ad, Space.com, Huffington Post, Upworthy, The Verge, Huffington Post, Space.com, Upworthy, Space.com.

Le résultat est sans appel. Si vous faites confiance à des robots pour vous instruire, vous informer, voir vous divertir mais que ces robots sont avant-tout programmés pour satisfaire des annonceurs et non pas vos propres envies, que pensiez-vous obtenir d’autre ? Pire, en distillant ces informations robotisées au milieu de celles plus humaines de vos vrais amis, n’orientent-elles pas subrepticement votre façon de penser, comme une propagande.

Tout ceci montre bien que nous vivons de plus en plus dans une bulle. Je l’ai déjà évoqué ici au sujet de Google, plusieurs fois même: Search is no longer Google’s core product, You are living in a Filter Bubble, A Google World. Et Mathew Honan, après seulement 48h, en arrive aux mêmes conclusions:

This is a problem much bigger than Facebook. It reminded me of what can go wrong in society, and why we now often talk at each other instead of to each other. We set up our political and social filter bubbles and they reinforce themselves—the things we read and watch have become hyper-niche and cater to our specific interests. We go down rabbit holes of special interests until we’re lost in the queen’s garden, cursing everyone above ground.

Évidemment, l’expérience est un peu extrême et exagérée. Vous vous dites qu’il ne vous viendrait jamais à l’idée de liker tout ce que vous lisez sur Facebook, que ça ne vous concerne pas et que cette étude n’a donc aucun sens. Sauf que l’on oublie bien trop souvent que le problème, ce n’est pas vous mais les autres. Tout ce que font vos amis sur FB a donc un impact sur votre contenu et ce qui apparaît dans votre News Feed. Et après tout, si ce sont vos amis, les robots de FB ont toutes les raisons de croire que vous avez les mêmes goûts et partagez les mêmes idées.

While I expected that what I saw might change, what I never expected was the impact my behavior would have on my friends’ feeds. I kept thinking Facebook would rate-limit me, but instead it grew increasingly ravenous. My feed become a cavalcade of brands and politics and as I interacted with them, Facebook dutifully reported this to all my friends and followers.

Il y a 3 ans presque jour pour jour, après en avoir upgradé la mémoire et remplacé le disque dur par un SSD, j’écrivais à propos de mon MacBook Pro :

Juste un coup de jeune phénoménal sur une machine qui a déjà 3 ans et qui va probablement me tenir 2 à 3 ans de plus, sans aucune frustration, sans aucun ralentissement.

On y est, 3 ans se sont écoulés et j’ai donc remplacé il y a tout juste un mois, mon vieux mais fidèle compagnon depuis 2008 par un rutilant MacBook Pro Retina 15"1.

Du MacBook Pro…

Non pas que l’ancien ne me convenait plus, bien au contraire, il a toujours parfaitement rempli son rôle — utilisation personnelle et professionnelle — sans jamais défaillir, sans la moindre panne matérielle2 et sans souffrir côté performances — merci le SSD — même après 6 ans et les énormes sollicitations. Mais quelques points commençaient à réellement gêner mon usage quotidien:

  • La batterie: c’est vraiment le plus gênant, à peine 1h d’autonomie en utilisation normale, c’est peu, trop peu pour un portable. Pratiquement obligé de le laisser branché sur le secteur en permanence. Les 6 ans d’âge de la batterie se font cruellement sentir et même si elle est échangeable facilement sur ce vieux modèle de MacBook Pro, je doute que l’autonomie puisse passer au-delà des 2h.
  • Le bruit: les ventilos tournent maintenant pratiquement en permanence, quelle que soit l’application utilisée. Je ne sais pas exactement ce qui cause ça, je pensais que c’était lié à l’OS un peu surchargé d’applications mais une clean install faite il y a 15 jours n’y a rien changé. Je pense donc que c’est la gourmandise des dernières versions d’OS X (ici, Maverick) qui n’est plus vraiment adapté à ces vieilles machines.
  • Et dans une moindre mesure, le poids. Non pas qu’il soit si lourd et je m’en accommodait plutôt bien en fait, mais j’ai fait l’erreur d’aller soupeser un MacBook Pro Retina dans un Apple Store un jour et je suis resté bluffé par la différence. Les dernières fois que j’ai ressenti ça, c’était lors du passage de l’iPhone 4S à l’iPhone 5 et de l’iPad 3 à l’iPad Air. Une fois que tu as gouté à ce confort, tu ne peux plus revenir en arrière.

Il était donc temps de passer à un modèle plus récent et l’idée d’être en tout-Retina (iPhone, iPad, Mac) me séduit. Ce n’est pas pour autant que mon ancien MBP finit à la poubelle. Non, je lui prévois une douce retraite en machine familiale, transformée en desktop, principalement en Media Server (Plex, iTunes, etc…). Bref, après 6 ans de bons et loyaux services, il en prend encore pour quelques années, le vieux. La retraite, c’est pas pour tout de suite. Obsolescence programmée, mon cul !

… au MacBook Pro Retina

Quant au MBP Retina, il va encore me falloir un peu de temps pour juger de toutes ses capacités et comparer, mais d’ores et déjà, le silence et l’autonomie sont un pur bonheur. En un mois d’utilisation intensive, je n’ai pas entendu une seule fois les ventilos. Quant à l’autonomie, j’oscille entre 7 et 10h en fonction des usages.

Evidemment, l’écran Retina est une pure merveille, et même si ça ne semble pas être une amélioration vitale, pour moi qui lit beaucoup sur le Mac, ça ajoute un confort visuel non-négligeable.

Côté performance, rien à redire. Les specs de la bête1 la rende terriblement véloce. Je suis encore loin d’avoir réussi à en tirer le maximum.

Enfin, petite cerise sur le gâteau et agréable surprise: le son. Par rapport à l’ancien MBP, c’est le jour et la nuit. L’ancien était plat, limite triste. Le nouveau est coloré et restitue parfaitement toutes les dimensions sonores. La qualité et la puissance du son qui sort du Retina est tout simplement impressionnante pour une si petite machine et de si petits haut-parleurs.

Bref, je souhaite une aussi longue vie à cette nouvelle machine qu’à la précédente et n’ai maintenant plus qu’une hâte : pouvoir faire tourner dessus OS X Yosemite, dont le nouveau design et les nouvelles fonctionnalités m’ont mis l’eau à la bouche.


  1. Intel quad-Core i7 à 2,3Ghz, 16Go de RAM, 500Go de SSD et NVIDIA GeForce GT 750M. Bref, une petite bombe.  ↩

  2. Pour être honnête, une panne de disque dans sa 1ère année, remplacé (sans perte de données) par un revendeur agréé sous couverture Apple Care et un cordon d’alimentation défectueux, échangé gratuitement au Genius Bar.  ↩

25 mai 2014

Perdre le nord

Le studio Game Oven, qui a créé le très original Bounden sur iOS, décrit la difficulté rencontrée lors du développement de la version Android et publie ce Vine de plusieurs appareils manifestement incapables de se mettre d’accord sur l’orientation du nord :

In the Vine above are 7 devices all running the same compass app (ironically named Steady Compass) on Android. Yet, all compasses indicate that North is somewhere else. Unfortunately, this has nothing to do with electromagnetic fields confusing the compass; it has everything to do with the diversity of hardware inside these devices.

We have been developing Bounden for Android alongside its development on iOS, and have tested the game on a number of devices. It was only a week ago that we started expanding our list of test devices, after we quickly discovered that:
a) some devices had ‘broken’ gyroscopes that didn’t work on all axis,
b) that some devices were faking gyroscopes by mixing and matching the accelerometer data with compass data, or
c) that some devices did not have a gyroscope at all.

Triste, mais parfaitement logique. La faute à la fragmentation des appareils sous Android, comme l’explique très justement Benedict Evans :

The consequence of Apple’s approach is that pretty much everything behaves in predictable ways, but you have a very narrow range of devices at a narrow range of prices (and screen sizes), and that severely restricts the addressable market. More people can afford $50 phones than can afford $600 phones. The consequence of the Android approach is that you have a much wide range of devices and prices, and a much larger market, but anything on the bleeding edge doesn’t work predictably at all. This doesn’t just apply to the gyroscope – it also applies to varying degrees to almost anything trying to do clever things with the hardware. This is also true even if the API does actually work as advertised – there’s not much point trying to do a mass-market Android NFC deployment when you have no idea how many of your users even have NFC Androids (and the users themselves don’t know).

One result of this, as I’ve said before, is that Apple and Google are focusing their innovation in different areas. Apple is moving down the stack with integrated hardware/software experiences (iBeacon, fingerprints, M7 etc) that are hard for Android to match, and Google is moving Android up the stack with Google Play Services, the cloud and machine learning, which is hard for Apple to match.

John Gruber, rebondissant lui aussi sur cet article de Game Oven, s’amuse à comparer le résultat obtenu avec 7 appareils Apple de générations différentes (iPhone 3GS, 4, 4S, 5, 5S, iPad Mini et iPad Mini retina). C’est évidemment sans appel !

Tout ceci me donne envie de terminer en chanson :

♫ Perdre le Nord, gagner le Sud,
Et les bonnes latitudes ♫

25 avril 2014

Right, not first

Tim Cook, lors du traditionnel earning call de fin de trimestre:

As you probably know from following us for a long time, we didn’t ship the first MP3 player, nor the first smartphone, nor the first tablet. In fact, there were tablets being shipped a decade or so before then, but arguably we shipped the first successful modern tablet, the first successful modern smartphone, and the first successful modern MP3 player. And so it means much more to us to get it right, than to be first.

What I believe in. Et un moyen subtil d’annoncer un “bracelet connecté” ?

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