Un prototype de déplacement du curseur novateur sur iPad

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Si comme moi vous passez de plus en plus de temps à écrire sur iPad, vous devriez être agréablement surpris par cette vidéo postée par un développeur qui s’est penché sur le problème du déplacement du curseur et de la sélection de texte sur iPad (qui avouons-le, peut parfois être vraiment galère).

Ce n’est qu’un concept, mais ça pourrait devenir réalité. L’auteur propose de soumettre cette amélioration à Apple et indique la procédure dans le descriptif de la vidéo sur Youtube.

Via: Binary Bonsai

What it means to be a geek

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Becky Chambers sur The Mary Sue:

Being a geek is all about your own personal level of enthusiasm, not how your level of enthusiasm measures up to others. If you like something so much that a casual mention of it makes your whole being light up like a halogen lamp, if hearing a stranger fondly mention your favorite book or game is instant grounds for friendship, if you have ever found yourself bouncing out of your chair because something you learned blew your mind so hard that you physically could not contain yourself — you are a geek.

Définition parfaite. Et l’article tout entier est brillant. Lisez-le, lisez-le, LISEZ-LE!

(via: @marweil > swissmiss)

Facebook buys Instagram: my 2 cents

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Merde!

1 milliard de dollars. Le montant du rachat d’Instagram, service de partage de photos aux 30 40 millions d’utilisateurs, par Facebook. C’est énorme. Et ça fait chier.

Que ce soit bien clair, ce qui me fait chier, ce n’est pas le rachat d’Instagram. Inscrit sur le service depuis octobre 2010, j’en suis rapidement devenu accroc et l’application fait partie des rares que je lance plusieurs fois par jour. Je ne peux donc que féliciter toute l’équipe d’Instagram pour cette très belle réussite.

Ce n’est pas non plus le montant. 1 milliard de dollars, c’est beaucoup pour une société sans aucun revenu, mais on sait bien, vous et moi, que ce n’est pas le chiffre d’affaires actuel d’Instagram qui intéresse Facebook ici. Et cracher sur Instagram pour ce coup de poignard n’a pas de sens: qui refuserait une telle proposition?

Non, le seul truc qui me fait vraiment chier, c’est que ce soit Facebook qui l’ai racheté.

Instagram n’en demeure pas moins un excellent service avec une âme que ne possède pas son nouvel acquéreur et j’espère sincèrement, comme l’affirme Mark Zuckerberg, qu’il restera indépendant de Facebook. Mais j’ai bien peur que cette indépendance ait un prix: nos informations personnelles. Et quand tu dépenses 1 milliards de dollars pour les acquérir, tu cherches à les rentabiliser…

Je n’ai pas changé d’avis sur Instagram à cause du rachat par Facebook.1 Non, c’est juste que je n’ai pas changé d’avis sur Facebook, malgré le rachat d’Instagram. Une réputation, ça ne s’achète pas, même avec tout l’or du monde.

Je délaisse donc Instagram2, à contrecoeur, abandonnant mes 470+ followers. Pour me consoler je me dis que, certes, ça aurait pu être mieux: Twitter aurait pu racheter Instagram. Mais ça aurait aussi pu être pire: Facebook aurait pu racheter Twitter…


  1. C’est une micro-remarque d’Anthony sur métro[zen]dodo qui a fait mouche chez moi et à laquelle je réagis ici.  ↩

  2. Une des meilleures alternatives que j’ai trouvé jusque là est tadaa, sur les conseils de @thomesss. Mais ce sera peut-être le sujet d’un prochain article.  ↩

VOD vs. téléchargement illégal, ou l’affaire “Dirty Dancing”

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Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’intitulé de cet article ne résulte pas d’un pari idiot consistant à placer des titres de films “à l’eau de rose” dans mes billets. Mais laissez-moi plutôt vous expliquer…

Il y a quelques jours de cela, ma fille me demande si elle peut regarder ce chef d’oeuvre culturel, emblème de toute une époque, un classique parmi les classiques du cinéma d’auteur, le grand, le sublime… “Dirty Dancing”. Évidemment, j’aurais préféré qu’elle me demande Star Wars ou encore Matrix, ça n’aurait pas pas généré toute l’histoire qui s’en suit (et n’aurait du coup débouché sur aucun billet, ce qui fait que je ne sais pas pourquoi je dis ça, mais bref revenons à nos moutons…)

Ne disposant pas de ce titre (“Dirty Dancing” donc, merci à ceux qui suivent) dans ma DVDthèque, je fonce sur les différents services de VOD mis à ma disposition via mon abonnement Freebox, prêt à dépenser sans compter une poignée d’euros pour permettre à ma princesse de découvrir la danse de salon, la vraie, pas ces trucs dégoulinants qu’on voit dans Danse avec les stars (hautement culturel ce billet, attention!).

Je fais alors un rapide tri parmi tous les services de VOD pour ne garder que ceux proposant des films. Il y en a 7. Je commence par chercher sur FHV (Free Home Video): rien, puis MyTF1 VOD: pas mieux, CanalPlay VOD: que dalle, CanalPlay Infinity: néant, Ciném[a]s @ la demande: je commence à désespérer, Univers Ciné: toujours rien et iTunes Store: mon dernier espoir vient de s’éteindre.

Pourtant je voulais les claquer ces quelques euros, j’aurais été ravi de les dépenser d’une façon aussi simple, en quelques clics, depuis ma télévision, pour faire plaisir à ma petite princesse. Je ne suis pas un vilain pirate et même plutôt un gros consommateur de VOD. Finalement, une recherche sur Google DuckDuckGo plus tard et le téléchargement illégal de “Dirty Dancing” en VF commençait.1

10 minutes après, le film était sur le disque dur de ma Freebox et ma fille commençait à découvrir les aventures de Johnny et Bébé…

La preuve par l’exemple était faite, le téléchargement illégal avait donc encore triomphé. Alors même si tout ceci peut paraitre anecdotique, je m’interroge sur l’avenir de la VOD en France, où l’on a tendance à reproduire les mêmes erreurs que pour la musique en ligne. Quand est-ce que les ayant-droits comprendront que tout ce qu’on demande, c’est un service de qualité, permettant d’avoir accès à tous les films, quel que soit leur âge, leur genre ou leur réputation, de la façon la plus simple possible? Ce n’est pas juste un problème d’argent. Au lieu de ça, on s’entête à maintenir des règles de chronologie des médias complètement aberrantes en cette ère numérique, et producteurs et syndicats cinématographiques envisagent de doubler le prix de location d’un film en VOD, jusqu’à plus de 8€, malgré la médiocrité du système. Autrement dit, on n’est pas près de voir arriver des services comme Netflix ici.

Alors je vois déjà les mauvaises langues se gausser: “Oh, l’autre, hé, Dirty Dancing, évidemment, v’là le film tout moisi… Pourquoi pas Point Break tant que tu y es?”2 Du coup, j’en ai profité pour faire le point sur la présence de véritables chef d’oeuvres du 7ème art sur les services de VOD précédemment cités et établir un classement. Pour le choix des chefs d’oeuvres en toute impartialité, c’était facile, je me suis basé sur quelqu’un aux goûts sûrs et irréfutables en matière de cinéma: moi-même. J’ai donc soumis mon Top 10 de tous les temps à ce petit test et même si la liste n’a rien d’exhaustive, elle donne un bon aperçu des services qui se démarquent un peu par la richesse de leur catalogue.

Titre  FHV  MyTF1 VOD CanalPlay VOD CanalPlay Infinity Ciném[a]s @ la demande Univers Ciné iTunes Store
The 25th hour (24 heures avant la nuit) - - - - -
Requiem for a dream - - -
Bienvenue à Gattaca - - - - -
Memento - - - - - -
Scarface - - - - -
The Shawshank redemption (Les évadés) - - - - - - -
The goodfellas (Les affranchis) - - - - -
Un air de famille - - - - -
Lost in translation - - - -
De battre mon cœur s’est arrêté - - - - - - -

Résultats:

  • sur 10 films, 2 sont totalement introuvables (20%),
  • sur 7 services, 3 ne disposent d’aucun de ces 10 chefs d’oeuvres cinématographiques (42%),
  • sur les 70 possibilités d’accéder à ces films, seules 18 se révèlent positives (25%),
  • c’est CanalPlay VOD qui s’en sort le mieux avec 7 films sur 10 (70%), talonné par iTunes Store (50%) et MyTF1 VOD (40%).

Tout ça pour dire que c’est médiocre, et qu’il reste d’énormes progrès à faire. Et à la vue de ces résultats, on peut difficilement s’étonner de la présence grandissante de films sur les réseaux P2P et autres sites de téléchargements directs.


  1. Je ne mets délibérément pas le lien du torrent ni même de la recherche, le but ici n’étant pas de promouvoir le téléchargement illégal mais de démontrer l’aberration du système. Toutefois, n’importe qui capable de taper 3 mots dans un moteur de recherche devrait en tirer les mêmes conclusions que moi.  ↩

  2. Dans un soucis d’équité face aux films de Patrick Swayze et pour faire plaisir à quelqu’un qui se reconnaîtra, j’ai donc aussi contrôlé la présence de Point Break sur les 7 services de VOD à ma disposition. Résultat: il est bien disponible sur 2 d’entre eux, Univers|Ciné et iTunes Store. Ouf, l’honneur est sauf.  ↩

Mon interview sur iLearnMac

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Une première pour moi et un honneur d’avoir été soumis à la question par Laurent pour la rubrique “Mon Mac et moi” d’iLearnMac. Une bonne occasion de parler de moi (j’adore) en répondant à quelques questions autour de l’univers Apple et de mon rapport avec la marque.

Une bonne occasion pour vous, récents switcheurs comme utilisateurs plus confirmés, de parcourir le blog iLearnMac qui mélange articles et tutoriaux vidéo destinés à la découverte des fondamentaux de l’univers Mac.

Bonne lecture.

Switch, pour basculer de Safari à Chrome et vice versa

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Dans mon article Sans Flash (ou presque) en août 2011, j’expliquais comment se passer de Flash au quotidien en utilisant Safari comme navigateur principal et Google Chrome en secours les rares fois où Flash se révélait indispensable. Une partie de l’explication (l’étape #5 dans mon How-to) nécessitait d’utiliser l’outil FastScripts et un script dédié pour pouvoir ouvrir Chrome et y charger automatiquement la page actuellement ouverte dans Safari. Cette solution déjà très pratique peut encore être améliorée aujourd’hui.

Je viens de découvrir Switch, dont la fonction est réduite à sa plus simple expression, puisqu’il s’agit de basculer de Safari à Chrome et inversement en chargeant la page active au passage, d’un clic sur une simple icône dans la barre de menu. Cela remplace donc parfaitement mon work-around décrit en préambule.

Pas besoin de chercher plus loin, l’outil fait ce qu’il doit faire et le fait bien. Mais on peut tout de même paramétrer 2 ou 3 petites choses bien pratiques, comme l’indique le Quick Start Guide au premier lancement de l’application:

  • Cacher automatiquement l’icône de la barre de menu si on ne se trouve ni dans Safari, ni dans Chrome. Très malin!
  • Fermer automatiquement la page du navigateur depuis lequel on vient. Encore plus malin!1

Aussitôt trouvé, aussitôt adopté.


  1. Ainsi, dans mon process, si je switch sur Google Chrome pour visionner un site en Flash, plus besoin de le conserver ouvert dans Safari où il ne s’affiche pas, de toute façon.

Search is no longer Google’s core product

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“The case against Google”, sur Gizmodo:

It’s hard to understand how Google could screw up its core product like that. But there’s a remarkably simple explanation: Search is no longer Google’s core product.

[…]

So yes, evil is different things to different people. But if we use Google’s definition of evil, if we believe evil to be subverting the power of Google’s information delivery system to a commercial end, tricking users and violating their trust, well…

Un long article qui mérite une lecture complète. L’auteur y explique dans le détail les raisons qui poussent Google à sacrifier la pertinence de son outil de recherche au profit des ses outils sociaux, et pourquoi le célèbre mantra “Don’t be evil” n’a plus aucune importance aux yeux de la firme.

Mon sentiment depuis quelques mois, confirmé par la lecture de cet article, c’est que Google, après nous avoir ouvert sur un monde – le Web – et sa source de connaissances sans bornes pendant de nombreuses années grâce à un moteur de recherche à la pertinence inégalée, voudrait aujourd’hui nous enfermer dans une bulle. Cette bulle ne serait composée que de gens que nous connaissons, que d’idées et d’avis que nous partageons, que de sites, de musiques, de photos, de vidéos que nous aimons, ou pire encore que nous serions susceptibles d’aimer selon d’obscurs algorithmes basés sur nos habitudes1.

Alors bien sûr, j’exagère un peu, Google Search est toujours capable de vous indiquer un site plus discret dont personne autour de vous n’a parlé, mais jamais dans les premiers résultats, sur la première page (le Graal en matière de recherche). Désormais, avec des verrues comme Search, Plus Your World et les nouvelles politiques de confidentialité unifiées de Google, c’est un peu comme si le vrai monde commençait en page 2. Et qui va regarder la page 2 lors d’une recherche? Pas moi, et statistiquement, pas vous non plus. Nous vivons dans une bulle, la page 1 des résultats, composée désormais de publicité pour les clients de Google (les annonceurs), de publicités pour les produits Google (Chrome, G+, Gmail, etc…) vous incitant à leur communiquer toujours plus d’informations personnelles pour étendre votre bulle, et de liens déjà partagés par vos “cercles”, votre entourage.

C’est là, selon moi, le cœur du problème de cette direction du “tout social forcé” que prend Google. Twitter et Facebook répondent déjà à ce besoin. Si je vais sur Google Search, c’est pour trouver autre chose qu’un vase clos. Si Google n’est plus en mesure de m’ouvrir à l’ensemble du web pour ne m’en présenter qu’une simple fenêtre réduite à ses intérêts au lieu des miens, d’autres le feront à sa place.


  1. Et uniquement des choses que nous aimons pour la simple raison qu’il n’existe pas de bouton “-1”. ↩

La fuite des abonnés Orange/SFR/Bouygues vers Free Mobile serait plus importante que ce qui a été annoncé

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Le 1er mars dernier, je m’interrogeais sur les chiffres annoncés par les 3 opérateurs historiques dans une série de tweets (que vous pouvez trouver ici: 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7). Mis bout à bout et ré-écrit dans un français à peu près potable, ça donne ceci:

J’aimerai bien qu’on m’explique comment Orange peut annoncer 1,038 millions de résiliations mais 837000 acquisitions, quand Bouygues et SFR annoncent respectivement 159000 et 200000 résiliations sur la même période.

Les 837000 acquisitions d’Orange ne viennent pas de chez Free puisqu’il n’existait pas encore, et à priori très peu de chez Bouygues: 134000 sur 159000 sont partis chez Free Mobile (dixit Bouygues lui-même). C’est probablement pareil pour SFR: estimons qu’à la louche 150000 de leurs 200000 résiliations sont parties chez Free.

Ça représente tout de même 760000 nouveaux abonnés chez Orange en 45 jours — abonnés qui n’existaient nulle part avant… C’est énorme. C’est plus que le cumul d’abonnés piqués aux autres par Free Mobile (534000) sur une période équivalente avec une offre fracassante. Donc soit je suis nul en math (c’est possible), soit l’un des 3, voir les 3 opérateurs historiques mentent (c’est plus probable).

Alors d’accord, mon calcul ne prennait pas en compte les mouvements d’abonnées des MVNO (qui ont probablement le plus souffert de l’arrivé de Free Mobile), mais justement ces abonnés MVNO sont normalement plus enclins à rejoindre Free que retourner vers Orange, même à travers une offre low-cost comme Sosh par exemple.

Arrivé à ce point de mon article, vous vous demandez où je veux en venir puisqu’on a déjà discuté de ça sur Twitter. En fait, une news parue aujourd’hui même sur Freenews confirmerait mon idée selon laquelle les opérateurs en place ne nous auraient pas tout dit. On y lit:

Oddo avance des chiffres, pas beaucoup plus rassurants pour les trois acteurs : Bouygues aurait perdu 225 000 clients au profit de Free, Orange 625 000, et SFR 500 000 à mi-février.

Ah tiens, c’est marrant ça, ça fait quand même un total de 1,350 millions d’abonnés. Nous sommes très loin au dessus des 534000 pertes en faveur de Free avouées par nos chers opérateurs historiques. Même si les chiffres de l’analyste Oddo sont pour l’instant à prendre avec des pincettes, je pense qu’on n’a pas fini de rire quand Free Mobile va lacher le morceau sur son nombre réel d’abonnés…