“One of the jobs of a designer is that you’re very sensitive to trying to understand what goes on between seeing something and filling out your perception of it.” — Jony Ive

Tim Green dans son article The future of iOS design s’intéresse au design actuel de certaines applications iOS parmi les plus populaires pour imaginer ce que pourrait être l’évolution d’iOS 7 façon Ive :

To me, there is a distinct movement towards a particular style and I would be very surprised if Apple were ignorant of it. It’s not ‘flat design’ per se and it’s certainly nowhere near the ‘Metro’ levels that people are suggesting they may follow, but it’s a mellowing out of the visual indicators that people need to trigger the idea of a tappable element. Why? Because this is not 2007 anymore, and we are all now fully aware of the medium and the process; we don’t need to be led garishly by the hand. There is still a sense of depth and tactility but done in a refined and suggestive way, sensitive to the changed perceptions that people have of interacting with touchscreens.

Je ne crois pas non plus à un design totalement flat, façon Windows Metro (désormais Modern UI) comme tout le monde le laisse entendre. J’imagine quelque chose de plus subtil. Il s’agit de moderniser sans perdre les utilisateurs au passage, tout en restant conscient que ce qui fait iOS aujourd’hui, ce sont des centaines de milliers d’applications tierces qui, pour la majorité d’entre elles, ne seront pas mises à jour pour s’adapter au nouveau dress code de Jony Ive. En ça, l’article de Tim donne quelques pistes et tendances plutôt intéressantes, toujours basées sur l’aspect fonctionnel — principal soucis d’Apple — plus que purement esthétique.

Si vous l’aviez raté, mon article "Le dilemme du prisonnier", publié mercredi dernier, est le premier d’une série que j’espère longue sur des sujets différents de ceux que j’aborde ici, ligne éditoriale oblige. Commentaires et critiques bienvenus.

Ceux qui me suivent sur Twitter — honte sur les autres, mais il n’est jamais trop tard — savent déjà à quel point j’apprécie Medium qui m’apporte ici la plateforme idéale pour publier ce type de contenu : une interface épurée et minimaliste mettant plus en avant les écrits que leurs auteurs, un éditeur WYSIWYG (même si j’apprécierais grandement de pouvoir injecter du Markdown), des collections qui revisitent l’idée des catégories avec lesquelles je ne me suis jamais senti à l’aise même sur ce blog et un système de notes qui réconcilierait les plus réfractaires aux commentaires.

Créé par les fondateurs de Blogger, de Twitter — rien que ça — et également à l’origine de Branch, autre service très malin, Medium me semble avoir un énorme potentiel et un avenir certain au milieu de la masse de services et d’outils plus ou moins identiques.

Certes, la possibilité d’écrire sur Medium est pour l’instant réservée à quelques privilégiés, mais il est relativement facile d’obtenir un sésame : après s’être identifié sur le service par l’intermédiaire de son compte Twitter (évidemment), quelques recommandations d’articles et quelques notes par-ci par-là et l’invitation à rédiger vos propres articles ne tarde pas. Autre technique, il suffit de collaborer à la rédaction d’un article d’un auteur déjà autorisé (un simple lien vers le brouillon permettant à chacun d’ajouter des notes et de corriger l’article avant sa diffusion) et lorsque l’article en question sera publié, un nouvel auteur sera né. Alors n’hésitez pas à m’adresser un petit message sur Twitter si vous souhaitez faire parti des relecteurs de mon prochain sujet, il manque encore cruellement d’auteurs français sur Medium.

8 mai 2013

My Vital Kit

Nouveau projet de Grégory Mignard, My Vital Kit reprend l’idée de The Burning House (souvenez-vous) et s’intéresse au contenu de votre sac, aux petites affaires qui vous accompagnent tous les jours et dont vous ne pourriez pas vous passer.

My Vital Kit

Fan de ce type de concepts, déclinables à l’infini, j’ai bien évidemment apporté ma modeste contribution (en trichant un peu, puisque c’est celle que j’avais déjà réalisée il y a plusieurs mois pour mon propre article et plus tout à fait d’actualité, mais je compte bien la mettre à jour prochainement).

Envie de participer ? N’hésitez pas à aller vous aussi vider votre sac et partager vos outils indispensables.

Article très intéressant de John Pavius sur MIT Technology Review, à propos de Google Glass :

Don’t worry, though–in a couple years, we’ll be apparently able to use future iterations of Glass much less weirdly. A Redditor discovered some code implying that we’ll be able to snap photos merely by winking. What could be more natural and effortless than that? Designers at Fjord speculate that these kinds of body-based micro-interactions are the future of interface design. “Why swipe your arm when you can just rub your fingers together,” they write. “What could be more natural than staring at something to select it, nodding to approve something?… For privacy, you’ll be able to use imperceptible movements, or even hidden ones such as flicking your tongue across your teeth.”

These designers think that the difference between effortless tongue-flicking and Glass’s crude chin-snapping is simply one of refinement. I’m not so sure. To me they both seem equally alienating–I don’t think we want our bodies to be UIs.

[…]

We want our technology to be ready-to-hand: we want to act through it, not on it. And our bodies don’t have to become marionettes to that technology. If anything, it should be the other way around.

Bon sujet pour le bac philo de cette année, vous avez 2 heures…

Nous avons tous galéré plus d’une fois pour transmettre à un contact un ou plusieurs fichiers volumineux à distance. En effet, la clé USB traditionnelle a ça de moche qu’elle ne s’envoie pas par courrier électronique. De nombreux services de sync & share, comme Dropbox, pallient plutôt pas mal à cet inconvénient en permettant d’envoyer par mail un lien vers un fichier, mais trouvent leurs limites dans la rapidité et la simplicité d’utilisation. Qui a déjà essayé de transmettre plusieurs dizaines de fichiers d’un seul coup via Dropbox me comprendra certainement.

Heureusement, cette époque est révolue, voici venir Minbox, service de partage de fichiers par mail, insanely simple and freaking fast. Alors, comment ça marche ?

Minbox prend place dans votre barre de menu:

Minbox

Un simple drag & drop du ou des fichiers que vous voulez envoyer vers l’icône de Minbox dans la barre de menu suffit. L’upload commence instantanément, on ne perd pas la moindre seconde.

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Saisissez l’adresse mail du ou des destinataires et un petit mot gentil, puis envoyez !

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Voilà, vous n’avez plus à vous soucier de rien, vous avez fait l’essentiel. Le message partira tout seul dès que tous les fichiers seront sur les serveurs de Minbox et vos destinataires recevront un mail comme celui ci-dessous :

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Chaque fichier peut être récupéré individuellement via son propre URL ou sous forme d’une archive ZIP, pratique ! De plus, si les fichiers sont des images, elles sont également présentées en galerie chez Minbox:

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Alors quels sont les avantages de Minbox par rapport à la multitude de services de ce genre:

  • C’est vraiment très simple et très rapide.
  • La taille des fichiers envoyés est illimitée. Oui, vraiment illimitée. J’ai ainsi pu, lors de mes tests, envoyer plusieurs fichiers de 500Mo à 1Go sans aucun problème et en quelques minutes seulement (évidemment, ici, c’est le débit en upload de votre connexion Internet qui fera la différence). Je n’ai pas essayé plus gros, mais il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas.
  • C’est gratuit.

Concernant ce dernier point, un abonnement pro (dont les tarifs sont encore inconnus) permettra d’ajouter un certain nombre d’avantages à ce petit service déjà bien pratique, comme:

  • La confidentialité : les destinataires devront s’authentifier pour récupérer vos fichiers.
  • Le chiffrement : en 256-bit AES sur les serveurs de Minbox.
  • La durée de stockage : illimitée dans le temps (le service gratuit, lui, ne conserve les fichiers que 30 jours).

Top, non ? Encore en beta pour l’instant, le service est en accès restreint à quelques utilisateurs privilégiés et la liste d’attente, après inscription, semble très longue1. Pour en savoir plus, évitez pour l’instant le site officiel de Minbox peu causant et préférez lui le site beta.

Comme un écho au très drôle Minimalist Blogging Kit de David Bosman, voici le thème WordPress ultra-minimaliste qui fait fi de tout le superflu. En effet, Text, puisque c’est son nom, ne propose ni catégories, ni tags, ni menus, ni outil de recherche, ni commentaires et encore moins de pagination. Il se concentre sur une seule chose: le texte.

Text WordPress Theme

Ça ressemble à une blague mais c’est très sérieux – un peu extrême, certes – et même plutôt séduisant: le thème est superbe, responsive et surtout gratuit.

Et pour ceux qui voudraient quelque chose d’un peu plus évolué, Paul Jarvis, le designer de talent derrière ce thème, en propose également 2 autres payants et plus complets, tout aussi magnifiques. À découvrir.

28 avril 2013

Sauvegardez !

Déformation professionnelle1 certainement, mais à chaque fois que je tombe sur un truc de ce genre, je fais des bonds:

For my lost laptop

Aussi dur que ça puisse paraitre, si le mec est capable de conserver le résultat de 5 ans de travail sur le disque dur d’un seul ordinateur, sans s’assurer d’en avoir de multiples copies sur d’autres supports — quels qu’ils soient — il n’a que ce qu’il mérite.

Quelques secondes auraient suffit à faire une copie régulière de son répertoire D:\RESEARCH\THESIS sur une simple clé USB. Et si ces quelques secondes qui sauvent 5 ans de boulot paraissent encore trop laborieuses, un service de sync & share comme Dropbox fait le job tout seul.

Cette mésaventure a au moins ça de bon qu’elle me donne l’occasion de parler de mon mode opératoire pour la sauvegarde des données de mon MacBook Pro.

  1. L’essentiel de mes documents (travail et perso, ainsi que les articles de ce blog par exemple) sont dans mon répertoire Dropbox, et donc synchronisés instantanément dans le cloud.
  2. Une sauvegarde Time Machine de la totalité du disque SSD de mon MacBook Pro est effectuée plus ou moins régulièrement (disons tous les 15 jours environ). Cette sauvegarde est faite sur un simple disque dur connecté en USB et conservé sur mon lieu de travail2.
  3. Pour finir, toutes les données vitales de ma machine sont également protégées en continu vers un compte CrashPlan+ Unlimited. Pas loin d’une centaine de Go de photos, de musique, de vidéos, de documents et ma Dropbox (encore) envoyés dans le cloud pour une poignée d’euros par an3. Parce que si un disque dur peut mourir, sa copie sur un second disque aussi et loi de Murphy oblige, ça arrivera en même temps. Cette troisième sécurité, c’est la garantie que j’aurais toujours un moyen de retrouver mes fichiers, même si j’oublie de faire mes sauvegardes Time Machine, ou en cas de grosse malchance. Indispensable !

  1. L’une des caractéristiques principales de mon job consiste à m’assurer que mes clients ne perdront jamais la moindre donnée.  ↩

  2. Une règle de base, on évite de conserver les données et leurs sauvegardes sur le même lieu. Un cambrioleur, par exemple, embarque généralement tout ce qu’il trouve: ordinateurs et disques durs externes. Quant à un incendie, il fait encore moins dans le détail.  ↩

  3. 4$/mois. Notre malheureux qui propose 1000$ pour retrouver ses données auraient pu se protéger pendant plus de 20 ans avec cette même somme.  ↩

27 avril 2013

Photos Every Days

Every day, more photos are taken with the iPhone than any other camera.

Tous ces gens dans cette vidéo, c’est moi. Et c’est pour ça que cette pub est géniale et me touche particulièrement ! Inutile de lister les caractéristiques techniques et de surenchérir sur les fonctionnalités car ce qui compte, finalement, ce sont les instants de vie – et pas seulement ceux capturés par l’appareil, mais aussi ceux passés de l’autre coté de l’objectif.

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