16 mars 2014

Wearing Apple

Craig Hockenberry sur furbo.org:

First, let’s look at the market for quality timepieces; ones that you’d be proud to wear on your wrist. It’s dominated by companies with centuries of experience. It’s also a high-end market: spending a few thousand dollars on a nice watch is chump change. You’re buying a work of art.

Apple certainly has great designers, but they’re going to be competing against craftsmen who’ve been refining their craft since the 15th century.

[…]

…the companies that dominated the music player and mobile phone markets were making complete crap prior to Apple’s arrival. Granted, there are a lot of cheap and crappy watches on the market, but they’re not remotely interesting to the demographic that buys Apple products. And to many people, a fine timepiece is more about status than technology.

Taking all of this into consideration, watches don’t sound like product category that fits Apple well. One of the many reasons we love their products is because they are best of breed.

TL;DR: Pas de montre Apple.

La théorie de Craig tient la route. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne croit pas en un appareil “portable sur soi”, mais probablement pas une montre. J’aime bien son hypothèse d’une bague. Les fonctionnalités et les cas d’usage qu’il donne sont intéressants et surtout, ne font pas doublons avec ce qu’apporte déjà le smartphone, contrairement à la montre. On peut même imaginer tout un tas de wearable devices, dans le même esprit (collier, ceinture, etc…).

Plus intéressant encore, l’iPhone resterait alors le centre névralgique des nouveaux produits sur lesquels travaille Apple. L’introduction récente de CarPlay en est une illustration, la voiture n’est qu’un simple afficheur, toute l’intelligence reste dans l’iPhone.

On retrouve la même logique finalement avec l’Apple TV — où réside l’intelligence — qui se sert de votre télé comme d’un simple afficheur, ce qu’elle a toujours été et ce qu’elle restera certainement dans l’esprit d’Apple.

16 mars 2014

The Original Macintosh

Alors que l’on vient de fêter les 30 ans du Macintosh, je retombe sur ce site, Folklore, enfoui dans mes favoris depuis bien longtemps. On y découvre en 120 anecdotes les quelques années de développement, vues de l’intérieur, qui ont données naissance à cette machine emblématique d’Apple.

Bien qu’une grande majorité des histoires soient racontées par Andy Hertzfeld — développeur de l’équipe Macintosh à l’origine d’une grande partie de son système et de sa ROM, quelques autres acteurs majeurs de l’époque y vont aussi de leur petite anecdote, comme Susan Kare — graphiste, qui réalisa les premières polices de caractères et les icônes du Mac.

C’est passionnant, et ça se lit dans l’ordre ou le désordre, d’une traite ou par petits bouts. Je n’ai pas encore tout lu, mais j’ai déjà noté quelques histoires très représentatives de l’Apple de l’époque — The Apple Spirit, de l’esprit de l’équipe Mac — Pirate Flag, de son leader — Reality Distortion Field, de sa peur de voir son travail volé — Stolen From Apple et de l’ambiance qui y régnait — I Don’t Have a Computer.

À lire sans modération, nostalgie assurée. Et encore bon anniversaire, Macintosh.

C’est un échange avec Greg dans les commentaires de mon précédent billet qui m’incite à partager avec vous cet article de Rene Ritchie sur iMore, intitulé The contextual awakening: How sensors will make smartphones truly brilliant, totalement dans la continuité du sujet selon moi.

Rene n’y parle pas de photo, mais de l’intelligence des smartphones, liée à la quantité de capteurs dont ils disposent. Sur l’iPhone par exemple: écran multitouch, accéléromètre, boussole, gyroscope, capteur de luminosité et de proximité mais aussi puces GPS et wifi. Ajoutons encore à cela un lecteur d’empreintes (sur le 5s), la reconnaissance et compréhension vocale (Siri), la vue (caméra iSight) et bientôt peut-être un capteur capable d’interpréter nos mouvements suite au rachat de PrimSense, l’inventeur du capteur Kinect. Tous ces outils peuvent être mis à profit pour améliorer notre quotidien. La petite projection dans le futur à laquelle se livre l’auteur est d’ailleurs particulièrement bien construite:

Traffic will take a turn for the worse. We’ll glance at our wrist, noting we need to leave for our appointment a few minutes earlier. The heat at home will lower. Our car will start. It’ll be brand new, but since our environment is in the cloud and our interface projects from the phone, we’ll barely notice the seats moving and heating, and the display re-arranging as we get in. The podcast we were listening to in the bedroom will transfer to the car stereo even as the map appears on screen to show us the way. The garage door will open. We’ll hit the road. The same delay that made us leave early means we’ll be late for our next meeting. Our schedule flows and changes. Notifications will be sent out.

We’ll arrive at the building and the gate will detect us, know our appointment, and just open. We’ll be guided to the next available visitor’s parking spot. We’ll smile and be recognized and let in, and unobtrusively led to exactly the right office inside. We’ll shake hands as the coffee press comes back up, our preference known to the network and our beverage steaming and ready. We’ll sit down, the phone in our pocket knowing it’s us, telling the tablet in front of us to unlock, allowing it to access our preferences from the cloud, to recreate our working environment.

Meeting done, we’ll chit chat and exchange video recommendations, our homes downloading them even as we express our interest. We’ll say goodbye even as our car, back in the parking lot, turns on and begins warming up, podcast ready to resume just as soon as we’re guided back to it, and into listening range. On the way down, we’ll glance at our wrist again, note we need to eat something sweet to keep our energy in balance. A vending machine on the way will be pointed out, the phone in our pocket will authorize a virtual transaction. A nutrient bar will be extended out towards us. We’ll grab it, hurry down, and be on our way to work even as our 4K displays in the office power up and the nightly builds begin to populate the screen, and the tea machine starts brewing a cup, just-in-time, ready and waiting for us…

Mais pour revenir au sujet de mon billet précédent, c’est bien l’utilisation des toutes ces données pour enrichir nos photos que je voulais souligner. Il s’agit vraiment de compléter la prise de vue d’une sorte de légende automatique, basée sur des informations sensorielles, environnementales, contextuelles, émotionnelles, etc… comme on griffonnerait une légende au dos d’une photo papier, pour mieux la redécouvrir des années plus tard. Ainsi une photo de vacances prise avec un iPhone (7s ou 8) pourrait indiquer des choses classiques comme la date et le lieu mais également moins habituelles comme la température exacte voir le taux d’hygrométrie, les gens reconnus sur la photo mais également les amis présents hors-champs, qui a pris la photo, quels sont mes sentiments pour la jolie brune dans le coin de l’image, où étions-nous juste avant, où sommes-nous allés après, combien de temps suis-je resté, est-ce que j’aime les pâtes, etc… Bon, ok, je m’emballe un peu mais vous voyez l’idée.

4 janvier 2014

Goodbye, Cameras

Craig Mod pour The New Yorker:

This past October, just before the leaves changed, I went on a six-day hike through the mountains of Wakayama, in central Japan, tracing the path of an ancient imperial pilgrimage called the Kumano Kodo. I took along a powerful camera, believing, as I always have, that it would be an indispensable creative tool. But I returned with the unshakeable feeling that I’m done with cameras, and that most of us are, if we weren’t already.

[…]

In the same way that the transition from film to digital is now taken for granted, the shift from cameras to networked devices with lenses should be obvious. While we’ve long obsessed over the size of the film and image sensors, today we mainly view photos on networked screens—often tiny ones, regardless of how the image was captured—and networked photography provides access to forms of data that go beyond pixels. This information, like location, weather, or even radiation levels, can transform an otherwise innocuous photo of an empty field near Fukushima into an entirely different object. If you begin considering emerging self-metrics that measure, for example, your routes through cities, fitness level, social status, and state of mind (think Foursquare, Nike+, Facebook, and Twitter), you realize that there is a compelling universe of information waiting to be pinned to the back of each image. Once you start thinking of a photograph in those holistic terms, the data quality of stand-alone cameras, no matter how vast their bounty of pixels, seems strangely impoverished. They no longer capture the whole picture.

Réflexion intéressante d’un photographe amateur. L’adage dit que le meilleur appareil photo est celui que l’on a sur soi, mais peut-être que ça ne suffit pas plus. Et s´il fallait désormais compléter la phrase avec “le meilleur appareil photo est celui qui est connecté au reste du monde”. Nos smartphones deviennent alors la parfaite synthèse de ce que Craig appelle des networked lenses.

Pour sauvegarder un lien sur le service saved.io, ajoutez juste saved.io/ devant l’URL dans la barre d’adresse de votre navigateur. On ne peut pas faire plus simple.

Puis retrouvez tous vos signets en ligne sur saved.io.

Avantage majeur, ça fonctionne dans tous les navigateurs, sur toutes plateformes (PC, Mac, tablette, smartphone) et OS confondus, sans extension ni bookmarklet.

Parmi les petits trucs en plus — outre la recherche, la modification ou la suppression de liens — la possibilité d’ajouter et de classer automatiquement un nouveau lien dans une liste, selon le même principe, puisqu’il suffit d’ajouter nomdelaliste.saved.io/ en début d’URL.

Dans l’ordre, de l’émotion, du rire (involontaire) et du grand WTF! Ou 3 façons totalement différentes de promouvoir un produit similaire. Quelque part, les 3 sont à l’image de ce que je pense de chaque marque. Devinez laquelle je préfère.

Apple – Misunderstood

Petite pépite. Ou comment promouvoir 2 produits en un seul spot, car finalement, l’Apple TV — sans même la montrer ou la citer — est la vraie star de cette publicité. Tout l’inverse du spot Samsung.

Samsung – Are you geared up?

Sérieux, il vous fait pas flipper, vous, le gars avec sa montre ? (même pire que ceux de la pub Nokia) brrrr, creepy

Nokia – The hairdresser’s assistant

Celle-là, j’ai beau chercher, je ne comprends pas. Si quelqu’un a une explication…

24 novembre 2013

The Sweet Setup

Si vous vous êtes déjà demandé “Quelle est la meilleure appli météo sur iPad ?”, ou encore “Quel est le meilleur client Twitter pour iPhone ?” alors The Sweet Setup est fait pour vous.

Nouveau site de Shawn Blanc, avec la collaboration d’excellents rédacteurs[1], The Sweet Setup promet de sélectionner la crème de la crème des applications pour votre iPhone, votre iPad ou encore votre Mac.

We enjoy spending an inordinate amount of time and energy to research, test, and find the very best apps.

Who wants just any weather app? Not us. We want the best! And so do you. That’s why our goal is to help you (and ourselves) find the best apps for your iPhone, iPad, and Mac.

[…]

The Sweet Setup exists because I wanted a site that highlights the software that has proven to be the best, not necessarily the newest.

J’aime l’idée de recommandations basées sur l’excellence, pas de place pour les seconds. Un site à suivre, assurément. Et même un compte Twitter pour ne manquer aucun nouvel article.

J’en ai la preuve. Pas plus tard que la semaine dernière, j’écrivais ici-même au sujet du capteur Kinect de la Xbox:

Le capteur Kinect, par exemple, est l’une des technos qui m’impressionne le plus, toute catégorie high-tech confondue et d’une fiabilité inégalée.

Et bingo, hier, la nouvelle sort: Apple rachète PrimSense pour 345 millions de dollars. PrimSense qui n’est rien d’autre que la société à l’origine du fameux capteur Kinect de la Xbox 360. Voilà. Tout est dit. L’influence.

Pour revenir sur le sujet plus sérieusement, cette acquisition (qui ne me surprend pas du tout, donc) laisse présager une évolution majeure de l’Apple TV dans les mois à venir. Même si c’est toujours difficile d’imaginer ce sur quoi travaille précisément Apple, je vois bien quelque chose d’assez proche de ce qu’on voyait dans la vidéo de présentation de la Xbox One de mon article de la semaine dernière.

En gros, prenez l’Apple TV actuelle, ajoutez-y un peu de Siri, un zeste de Kinect et vous l’avez votre évolution de la télé selon Apple. Pas besoin de fabriquer les dalles, c’est un marché trop concurrentiel et à faible fréquence de remplacement. Il n’y a pas suffisamment à gagner sur ce terrain là. Non, la télé d’Apple, elle existe depuis longtemps selon moi, c’est l’Apple TV. Cette dernière doit juste prendre de l’ampleur pour ne plus apparaitre comme un simple hobby. Le rachat de PrimSense est peut-être une première étape. Reste encore à travailler sur les contenus, et ça c’est certainement le plus difficile.

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